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TOKYO 2020 – Japon

Les Jeux de Tokyo 2020 prévus du 24 juillet au 4 août 2020, ont été reporté d’un an en raison de la pandémie de coronavirus qui sévit dans le monde en 2020 et qui empêche tout rassemblement compte tenu de la volatilité du virus.

C’est en effet le 24 mars 2020, quatre mois avant l’ouverture des Jeux que le premier Ministre Japonais Shinzo Abe demande au Président du CIO, Thomas Bach le report des Jeux olympiques. Jamais en temps de paix, une telle demande n’avait été faites en 120 ans d’olympisme. En cause, l’épidémie de Covid-19 qui sévit dans le monde. Elle affecte à cette date 190 pays et a déjà tué 19.000 personnes. La Chine a été le premier pays touché en décembre 2019 et le virus s’est rapidement propagé aux pays asiatiques voisins : le Japon et la Corée du sud, puis à l’Europe et à l’Italie en particulier, puis au reste du monde. A la fin du mois de mars 2020, alors que le pic de la pandémie touche l’Europe, le climat est anxiogène. Tous les pays confinent leur population afin de limiter la propagation du virus. C’est dans ce contexte que le président du CIO accepte la proposition du Premier ministre Japonais de repousser les Jeux d’une année.

C’est en effet, le CIO qui détient le pouvoir d’annuler ou non les Jeux. Mais l’organisation ne pouvait le faire sans l’accord de principe de la ville organisatrice et en l’occurrence de l’état Japonais qui a financé l’essentiel des moyens mis en œuvre. Il est décidé que les Jeux sont repoussés d’un an et devraient se dérouler à l’été 2021. Pour autant, ces Jeux continueront de s’appeler : Tokyo 2020. Il n’était plus question de prendre des risques avec la santé des athlètes, des entraineurs, des organisateurs et bénévoles et plus encore l’ensemble des spectateurs qui avaient prévus d’assister à l’événement.

Les sportifs eux-mêmes se demandaient comment ils allaient pouvoir continuer à s’entrainer alors que tous ou presque étaient confinés chez eux. Des Comités Nationaux Olympiques (CNO), comme le Canada d’abord, puis le Brésil, l’Australie, la Norvège et le Royaume-Uni avaient annoncé leur intention de boycotter les Jeux. A son tour, la Fédération Internationale d’athlétisme, le sport-roi aux Jeux olympiques, présidée par Sebastian Coe avait demandé ce report. Finalement, différer les Jeux restait la meilleure solution. Reste que pour Tokyo et le Japon, ce renvoi a considérablement fait grimper la facture. Il a fallut maintenir des contrats de travail d’une année supplémentaire, relancer une campagne de billetterie, trouver de nouveaux bénévoles, maintenir en état l’ensemble des enceintes sportives jusqu’au début des Jeux en 2021.

On précise que la capitale japonaise a obtenu les Jeux de 2020 au détriment d’Istanbul et Madrid, une nouvelle fois battues. À l’occasion de ces Jeux, les tokyoïtes pourront non seulement assister aux 28 sports olympiques, plus six disciplines additionnelles qui seront en compétition, mais qui ne sont pas sports olympiques : le karaté, le baseball, le softball très populaires au Japon, mais également le surf, l’escalade et la skateboard ou planches à roulettes, en plus du sumo qui sera en démonstration.

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