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Le SERMENT aux Jeux olympiques

Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux, le serment solennel constitue un temps fort de la manifestation. C’est alors que les porte-drapeaux de chaque pays se rangent en demi-cercle autour de l’estrade où sont prononcés les discours. Un concurrent du pays hôte, choisi par le Comité d’organisation des Jeux monte sur le podium. Il pouvait s’agir d’un homme ou d’une femme. Depuis, le rituel a évolué.

 

Exceptionnellement, le serment olympique a été lu à parité – homme-femme – lors des Jeux de Séoul 1988. C’est ainsi que le basketteur Hur Jae et la handballeuse Son Mi-na prêtent serment au nom des athlètes. Pour la première fois, la parité chère au Mouvement olympique d’aujourd’hui était de mise.

Désormais, un homme et une femme liront conjointement le serment olympique. Une disposition qui va dans le sens de la parité qui sera appliquée lors des Jeux de Paris 2024. Les athlètes hommes et femmes seront en nombre équivalent.

Pour l’honneur de nos équipes

Jusque là, l’athlète choisi tenait le drapeau olympique dans la main gauche, levait la main droite afin de prononcer le serment suivant. « Au nom de tous les concurrents, je promets que nous prendrons part à ces Jeux olympiques en respectant et suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l’honneur de nos équipes ».

 

Il est à noter que dans le texte d’origine, le serment se terminait par la formule « pour l’honneur de nos pays ».

Jusqu’aux Jeux de Rio 2016, un représentant des juges-arbitres et un entraîneur prononçaient également un serment comparable. Cela afin d’assurer la parfaite équité du déroulement des épreuves. A noter qu’à l’occasion des Jeux PyeongChang 2018, seul l’athlète avait prononcé le serment. L’arbitre et l’entraîneur se contentait de tenir un coin du drapeau olympique.

 

C’est Pierre de Coubertin qui est à l’origine du texte du serment olympique. Il s’est inspiré des Jeux de l’Antiquité lorsque les athlètes prêtaient serment devant Zeus. Le rituel du serment olympique a été prononcé pour la première fois à Anvers 1920. C’est l’escrimeur belge Victor Boin qui en était chargé.

Changement fondamental à Tokyo 2020

Toutefois, à l’occasion des Jeux de Tokyo 2020, dans un souci de parfaite égalité entre hommes et femmes, le serment prononcé sera totalement différent. Ainsi, le libellé subira selon le CIO, un « changement fondamental ». Un athlète masculin et féminin de l’équipe olympique japonaise sera rejoint par deux entraîneurs et deux juges pour le rituel. Chaque groupe prononcera le texte suivant.

« Au nom des athlètes… Au nom de tous les juges… Au nom de tous les entraîneurs et fonctionnaires, nous promettons de participer à ces Jeux Olympiques, en respectant les règles et dans un esprit de fair-play, d’inclusion et d’égalité. Ensemble, nous sommes solidaires et nous nous engageons dans le sport sans dopage, sans tricherie, sans aucune forme de discrimination. Nous le faisons pour l’honneur de nos équipes, dans le respect des principes fondamentaux de l’Olympisme, et pour rendre le monde meilleur grâce au sport. » 

 

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