Français FR English EN

COUBERTIN (de) Pierre – (1863 – 1937) France – Fondateur des Jeux olympiques 🟡 1

Président du C.I.O de 1896 – 1925

C’est le père de l’olympisme moderne et le fondateur des Jeux olympiques que nous connaissons aujourd’hui. Avant lui, des Grecs dont Évangelios Zappas, un scandinave, un Anglais William Brookes et quelques Français comme Ferdinand de Lesseps, Georges de Saint Clair voire le journaliste Paschal Grousset avaient tenté de réhabiliter l’idée de Jeux olympiques. Seul Pierre de Fredy, baron de Coubertin parviendra à ses fins.

 

D’abord destiné à une carrière de militaire, Coubertin part faire une partie de ses études en Angleterre et aux États-Unis. C’est là qu’il découvre la pratique sportive à laquelle il s’adonne fortement, qui selon lui, est essentielle à la formation des hommes. Il défendra cette idée en devenant pédagogue, journaliste et humaniste et en militant pour le développement du sport scolaire. Mais il y acquiert également outre-Atlantique et outre-Manche, une pratique parfaite de la langue anglaise qui lui sera très utile par la suite pour convaincre les anglo-saxons de l’aider au développement du mouvement olympique naissant.

Refondateur des Jeux Olympiques

Il réfléchit donc, écrit et propose en 1894, devant les représentants du monde entier, le rétablissement des Jeux olympiques. Il fait nommer un écrivain grec installé à Paris, Démétrius Vikelas, premier président du Comité International Olympique (CIO) pour promouvoir les premiers Jeux à Athènes 1896. Car Coubertin est également persuadé que le sport peut-être comme aux Jeux de l’Antiquité un moment de nature à empêcher les guerres et favoriser la fraternité entre les peuples. Deux ans plus tard, son rêve est exaucé, les premiers Jeux de l’ère moderne sont créés.

 

Une signature qui vaut de l’or

Dans la foulée, il prend la présidence du CIO pour veiller au bon déroulement des deuxièmes Jeux olympiques prévus à Paris 1900. Au départ, il compte rapidement céder la présidence du CIO à celui chargé d’organiser les Jeux de Saint-Louis 1904, mais finalement, il restera en poste pendant 29 ans jusqu’en 1925. Il sera même élu président d’honneur à vie jusqu’à sa mort en 1937. Le mouvement olympique lui devait bien cela.

 

Plus de 120 ans plus tard, bien que souvent mise à mal, son œuvre perdure aujourd’hui en dépit de deux conflits mondiaux et bien des soubresauts dans un monde capricieux. Passionné par son œuvre, Coubertin écrit beaucoup et remporte, sous un nom d’emprunt, une médaille d’or en littérature aux Jeux de Stockholm 1912. Quoi qu’on dise, Coubertin qui a été taxé de réactionnaire par les uns et de visionnaire par les autres, a sacrifié sa vie et sa fortune au rétablissement des Jeux.

Un héritage et une mémoire

La stèle de marbre où est emmuré le cœur de Pierre de Coubertin à Olympie. Crédit photo : Amateur

C’est lui qui a codifié et établi les principales règles du mouvement encore en vigueur aujourd’hui. A sa mort à Genève, non loin de Lausanne où est implanté le CIO et en hommage à son dévouement pour l’idéal olympique et selon ses dernières volontés, son cœur est emmuré dans une stèle de marbre non loin du site d’Olympie.

20 COMMENTAIRES
Français FR English EN