Le Brisbane stadium à marche forcée
Le Brisbane stadium à marche forcée Les plans du site principal des Jeux de Brisbane 2032 ont été dévoilés, offrant un
Le Brisbane stadium à marche forcée
Les plans du site principal des Jeux de Brisbane 2032 ont été dévoilés, offrant un premier aperçu détaillé de ce qui sera le cœur des Jeux. Le nouveau stade qui sera implanté au cœur du parc Victoria suscite de vives oppositions d’associations locales et principalement des Premières Nations.
Le nouveau stade aura une capacité de 63 000 places et devrait s’appeler le Brisbane Stadium. Les premières esquisses du projet sont désormais connues. Il devrait coûter 3,6 milliards de dollars australiens (2,2 milliards d’euros). Il représente la moitié de l’investissement global à la charge des autorités du Queensland et de l’État australien pour les Jeux. En plus des épreuves d’athlétisme, l’enceinte verra s’y dérouler les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques et paralympiques.
Les images conceptuelles publiées sur le site du cabinet d’architecture Cox, promoteur du projet, révèlent un stade en forme de bol avec trois niveaux de tribunes, de grands écrans numériques et un large toit en porte-à-faux qui protège les spectateurs du soleil sans masquer le terrain de jeu.
Le projet intègre également des zones pour les supporters et des espaces ouverts, permettant aux visiteurs de circuler librement autour du stade.
Le terrain sera d’une taille comparable à celle du Melbourne Cricket Ground, le plus grand stade de l’hémisphère sud qui avait accueilli les Jeux en 1956. Il adoptera une configuration polyvalente similaire, pouvant accueillir du football australien et du cricket après les Jeux.
Association australo-japonaise
Le projet est mené par les cabinets australiens COX Architecture et Hassell, en partenariat avec le groupe japonais Azusa Sekkei. Le consortium bénéficie de l’expérience acquise lors de grands projets de construction et de rénovation de stades dont le Melbourne Cricket Ground.
Le stade a été conçu afin de refléter le mode de vie subtropical du Queensland. Son emplacement au sein de Victoria Park vise à faciliter son intégration aux réseaux de transport existants. Le projet prévoit également une importante passerelle piétonne reliant le stade aux zones environnantes.
Les travaux préparatoires devraient débuter dès le 1er juin, date du transfert du terrain à la Games Independent Infrastructure and Coordination Authority (GIICA), la société de livraison des ouvrages olympiques.
Situé au cœur du parc Victoria, il deviendra le principal lieu de rencontre du public à Brisbane pour le football australien (AFL), le cricket, les grands événements et les tournées musicales internationales.
L’équipe de conception est assistée du cabinet d’architecture japonais Azusa Sekkei, qui a construit le stade national de Tokyo, théâtre des Jeux de Tokyo 2020.
L’opposition ne baisse pas les bras
Blaklash, une firme de conseil détenue par des Autochtones, assurera un dialogue constructif et continu avec les Premières Nations tout au long du projet.
Car le projet reste très controversé. De multiples recours juridiques ont été déposés concernant son emplacement à Victoria Park, également connu sous le nom de Barrambin, un lieu de culte pour les Premières Nations. » Nous sommes favorables aux Jeux olympiques, mais nous sommes opposés à la construction d’un stade à Barrambin. Ce projet témoigne d’un mépris pour le patrimoine culturel aborigène « .
L’opposition vient également du groupe de défense de l’environnement local Save Victoria Park. Sa porte-parole, Rosemary O’Hagan, critique vivement le projet : « Les dernières images de synthèse, qui masquent la réalité, sont mensongères. Ce qui est réel, ce sont les arbres centenaires, les collines et la faune indigène que le gouvernement entend anéantir pour ce qui pourrait devenir l’un des Jeux olympiques les plus désastreux de l’histoire sur le plan environnemental « .
Interrogé sur les manifestations, le vice-premier ministre Jarrod Bleijie a balayé les critiques des militants d’un revers de main.« Ma réponse à Save Victoria Park ? C’est absurde. Question suivante… Ce parc était un terrain de golf. Avant ça, c’était une décharge, bon sang ! »
Pas sûr qu’avec de tels arguments, il va parvenir à éteindre les oppositions.