French FR English EN Japanese JA Spanish ES

La famille Diack un peu plus dans la tourmente

Lamine Diack a été condamné la semaine dernière à deux ans de prison après avoir été reconnu coupable de corruption par un tribunal français, pour avoir dissimulé des cas de dopage russes en échange d’argent liquide alors qu’il était en charge de l’athlétisme mondial. Mais ce n’est pas la seule affaire qui pèse aujourd’hui sur les épaules du vieux dirigeant sénégalais.

L’autre affaire concerne principalement son fils, Papa Massata Diack qui aurait touché 370.000 dollars de la société Black Tidings, un cabinet de conseil basé à Singapour au moment où Tokyo se voyait désignée pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de 2020, finalement repoussé à l’année prochaine en raison du coronavirus. A cette époque, Papa Massata Diack était consultant marketing au sein de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) dont son père était le président.

Compte tenu de l’influence forte dont bénéficiait en Afrique Lamine Diack, alors également membre du CIO à cette époque, des enquêteurs français pensent que cet argent serait venu en récompense des efforts de Diack pour convaincre les autres membres africains du CIO de voter en faveur de Tokyo.
C’est en tout cas ce qu’ils tentent de démontrer et c’est ce que rapporte le quotidien japonais Kyodo News associé à d’autres journalistes d’investigation dont ceux de Radio France.

Pour l’heure, le père et le fils Diack démentent toutes implications dans cette affaire. Ainsi Papa Massata Diack affirme que « cet argent était une commission suite à un accord de parrainage conclu en Chine… et que cela n’a rien à voir avec les Jeux olympiques de Tokyo ».

Reste que des éléments troublants peuvent être rapproché de cette affaire.

L’ancien président du Comité olympique japonais (JOC) Tsunekazu Takeda, président du comité de candidature de Tokyo 2020, fait également l’objet d’une enquête pour avoir autorisé les paiements à Black Tidings (au total 2 millions de dollars). Takeda, qui nie les actes répréhensibles, a néanmoins démissionné de ses fonctions de président du JOC et de membre du CIO l’année dernière après avoir été impliqué dans ce scandale.

Autre élément trouble, Papa Massata Diack à la différence de son père qui était présent à son procès la semaine dernière à Paris, refuse d’être extradé du Sénégal. Comme son père, il a également été condamné dans la précédente affaire de corruption à 5 ans d’emprisonnement par contumace. D’ailleurs le vieux dirigeant sénégalais ne se fait aucune illusion sur sa progéniture. Quand la juge lui a demandé ce qu’il pensait des agissements de son fils, Diack a répondu que son fils était tout simplement… « un voyou ».

close

Voulez-vous recevoir chaque jeudi, nos articles de la semaine ?

Rien de plus simple, inscrivez-vous à notre newsletter !