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Les athlètes australiens s’expriment sur la liberté d’expression aux Jeux

Le CIO a demandé à sa commission des athlètes, présidée par la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, de lancer une vaste consultation auprès de ses représentations nationales sur un possible assouplissement de la règle 50 de la charte olympique sur la liberté d’expression aux Jeux olympiques. La plus célèbre histoire concernant le strict respect de cette règle avait été fatale aux athlètes américains Tommie Smith et John Carlos (notre photo) qui en levant le poing ganté de noir sur le podium des Jeux de Mexico en 1968 avaient été immédiatement exclu des Jeux et contraints de rendre leur médaille.

 

Ainsi la commission des athlètes du comité olympique australien (AOC) a conduit sa propre enquête d’opinion, dans la foulée du CIO, pour recueillir l’avis des olympiens sur l’interdiction d’exprimer une opinion, politique, religieuse ou raciale, aux Jeux olympiques.
Avant tout le monde, les Australiens viennent de publier leurs résultats.

Ils montrent que les sites olympiques et les podiums devraient être interdits à toute forme de protestation, estiment la plupart des athlètes australiens (environ 80%). Ils considèrent que cette forme d’expression nuirait à leur performance. Mais les Olympiens d’Australie veulent des occasions de s’exprimer dans d’autres forums, éventuellement au village des athlètes, à des conférences de presse ou via les réseaux sociaux (près de 40%) et seulement 20% pensent qu’ils devraient pouvoir s’exprimer en toutes circonstances.

L’enquête sur les athlètes australiens a été la première à être publiée au monde, d’autres pays ayant mené des enquêtes similaires auprès de leurs athlètes. Les résultats seront examinés par le CIO avant qu’il ne décide de tout changement à la règle de protestation avant les Jeux de Tokyo 2020 l’année prochaine.

Article rédigé avec le concours du journal australien : The Guardian

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