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MONTRÉAL 1976 – Canada

Après plusieurs tentatives, Montréal obtient enfin les Jeux de 1976 face à la concurrence de Moscou et Los Angeles. Les dépenses engagées pour les réaliser sont tellement astronomiques qu’ils ont failli être annulés. Elles sont quatre fois supérieures aux prévisions. Le gouvernement du Québec contracte une dette d’un milliard et demi de dollars remboursable sur 30 ans. De plus, les installations ne sont pas toutes terminées au moment où débutent les épreuves. Ainsi la pelouse n’est posée que la veille de l’ouverture des Jeux. De même, la tour qui domine le stade olympique aujourd’hui et qui retient le toit ne sera pas construite à temps. C’est donc le gouvernement du Québec et le CIO qui compensent alors le déficit. Le CIO intervient grâce à la manne providentielle des droits télévisés. On estime aujourd’hui que les Jeux ont coûté l’équivalent de 6 milliards de dollars et il n’est question là que des stades, du village, du transport, de la technologie et des cérémonies. A cela s’ajoutent les dépenses pour le rail, l’aéroport et les autoroutes. Les Jeux de Montréal auront été un gouffre sans fin dont les effets se sont poursuivies des décennies plus tard. Au point qu’aujourd’hui certaines des installations sont dans un état de délabrement avancé.

Ces Jeux sont marqués par le boycott des pays africains. 29 pays refusent de participer en raison de la présence à Montréal des sportifs néo-zélandais. Il est reproché aux « kiwis » d’avoir laissé leur équipe nationale de rugby aller faire une tournée en Afrique du Sud, le pays de l’apartheid. Ainsi, à la veille de la cérémonie d’ouverture, 400 athlètes sont priés par leur gouvernement de rentrer chez eux après que le CIO refuse de disqualifier la Nouvelle-Zélande.

Ces Jeux voient l’arrivée de deux nouvelles disciplines pour les femmes : le basketball et le handball. Sur le plan sportif, deux reines se distinguent : la petite gymnaste roumaine Nadia Comaneci et la nageuse allemande Kornelia Ender. Chez les hommes, le Cubain Alberto Juantorena et le Finlandais Lasse Viren sont doubles champions olympiques d’athlétisme, tandis que le gymnaste soviétique Nicolaï Andrianov obtient quatre médailles d’or. Il est le fer de lance d’une équipe soviétique qui remporte le classement officieux des nations.

Aujourd’hui, Montréal est devenu le principal bureau de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA) dont la mission est de promouvoir et coordonner sur le plan international la lutte contre le dopage. À travers cette agence autonome, le Mouvement olympique et les Autorités publiques du monde entier ont intensifié leurs efforts pour tenter d’exclure les drogues du sport.

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AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE (AMA)

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