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AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE (AMA)

L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) a pour mission de promouvoir et coordonner sur le plan international la lutte contre le dopage sous toutes ses formes. C’est la raison pour laquelle, le conseil est composé autant de représentant du monde du sport international que de représentants des gouvernements. Créée en 1999, cette instance comprend une trentaine de membres. À travers cette agence autonome, le Mouvement olympique et les Autorités publiques du monde entier ont intensifié leurs efforts pour exclure les drogues du sport. Si le siège de l’Agence est implanté à Lausanne en Suisse, le bureau de l’agence est à Montréal. Il s’agit d’une ville indépendante afin de bien dissocier son fonctionnement de celui du Comité International Olympique (CIO). Longtemps présidée par le canadien Dick Pound, un membre éminent du CIO où il a occupé des fonctions de vice-président, l’institution olympique finance la moitié de l’AMA. Les états du monde se sont engagés à partager le coût de son fonctionnement en payant l’autre moitié.

 

Depuis sa création, l’agence a diligenté plusieurs centaines de milliers de contrôles à l’issue du Code mondial antidopage qui a été adopté en 2004 à Copenhague. Ce code prévoit notamment l’exclusion des sportifs contrôlés positifs à deux années de suspension et à sa radiation en cas de récidive. Mais ce n’est pas sa seule vocation. Elle a lancé des programmes d’éducation, dans le domaine scientifique et de recherche, c’est elle qui définit la liste des produits interdits, qui accrédite les laboratoires et qui établit le passeport biologique de l’athlète. Enfin, c’est elle qui se charge de sensibiliser les athlètes à la pratique d’un sport sans drogue et particulièrement dans les régions du monde où il n’existe pas de programme dans ce sens.

 

Récemment l’AMA a joué un rôle très important dans le démantèlement du dopage d’état orchestré par la Russie à partir des Jeux de Sotchi 2014. Les auditions de l’ancien directeur des laboratoires antidopage de Moscou et de Sotchi Grigory Rodchenkov, réfugié aux États-Unis, a permis de corroborer l’enquête indépendante menée par le Professeur Richard McLaren pour le compte de l’AMA. L’enquête de McLaren révèle que le FSB (les services secrets russes) ont mis en place un « système de sécurité sécurisé dirigé par l’État » en utilisant une « méthode de disparition des contrôles positifs » de « au moins fin 2011 à août 2015 ». Les révélations de Rodchenkov qui font l’objet d’un film «Icare» de Bryan Fogel et l’enquête de McLaren ont conduit le CIO a exclure la Russie des Jeux de PyeongChang 2018 jusqu’aux Jeux de Pékin 2022, considérant que les Russes n’avaient toujours pas commencé à faire le ménage dans leur pratique pour lutter contre le dopage.

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