DOPAGE GÉNÉTIQUE / Maux du sport

« De toutes les méthodes, le dopage génétique reste vraisemblablement la plus complexe et certainement la plus expérimentale. Aucun sportif n’a jusqu’à présent été contrôlé positif à ce dopage, ce qui ne veut pas dire qu’il n’est ou ne sera jamais utilisé ». Voilà ce que disait en 2017, une très sérieuse revue médicale.

 

Or, quelques années plus tard, l’Agence mondiale antidopage (AMA), l’autorité en charge de la lutte contre le dopage entend financer très fortement les équipes de chercheurs qui travailleraient sur le sujet.

 

La recherche pour trouver un vaccin contre le COVID a mis en évidence l’injection d’ARNm. Or certains ont rapidement détourné ces méthodes de thérapie génique à des fins de dopage. Il est ainsi possible de modifier des séquences d’ADN ou d’ARN pour augmenter le flux sanguin ou la masse musculaire. Tout naturellement ces modifications permettent d’améliorer les performances sportives.

Les autorités antidopage très vigilantes

Les méthodes de détection mises en place par les autorités antidopage s’améliorent sans cesse. L’ITA, l’autorité de contrôle indépendante fondée par le CIO progresse à grand pas pour rattraper son retard sur les tricheurs. Néanmoins, la nouvelle stratégie de fraude potentiellement indétectable pourrait changer la donne avec le dopage génétique.

 

Ce risque de dopage génétique concerne principalement les sports où les capacités d’endurance ou de force sont essentielles, tels que l’athlétisme, le cyclisme ou l’haltérophilie. C’est ainsi qu’une dizaine de gènes ont déjà été mis au jour pour leurs capacités à développer la force, l’endurance ou la résistance à la douleur des athlètes.

Le dopage génétique rappelle par certains aspects l’utilisation des stéroïdes anabolisants dans les années 1970. Des produits qui sont utilisés dans les phases d’entrainements et qui sont indétectables pendant les compétitions.

 

À titre d’exemple, l’ARN injecté dans les vaccins contre le Covid-19 est dégradé en quelques jours seulement. En imaginant des séquences d’injection dans le sang ou dans les muscles ciblés, elle produiraient la protéine voulue. Puis elle pourraient rapidement se dégrader dans les cellules et devenir indétectables.

 

Si la méthode est favorable en terme d’expériences sportives, elle entraîne à terme des risques graves pour la santé comme des cancers, des thromboses, des AVC, des infarctus du myocarde ou des dysfonctionnements immunitaires.

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