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La Russie menace de congédier son responsable antidopage

L’Agence mondiale antidopage (AMA) semble préoccupée par la tentative de la Russie d’évincer le président et directeur général de son agence antidopage (RUSada) Youri Ganus, connu pour son franc-parler. Il pourrait bientôt être congédié à la suite d’un audit qui aurait révélé des infractions dans la gestion de l’organisation. 6 des 7 membres du conseil de surveillance sont favorables à son licenciement. Or, l’AMA a expliqué dans un communiqué que : « La recommandation faite aujourd’hui soulève d’importantes questions relatives à la crédibilité du processus judiciaire dans ce dossier et les motifs derrière cette recommandation ». En clair, pour l’AMA, ce licenciement est un prétexte à lâcher un homme qui dérange.

Depuis sa nomination en 2017, Ganus a critiqué à plusieurs reprises les autorités sportives du pays (le Comité olympique et paralympique Russe) et leur manque de volonté de procéder à des réformes du programme antidopage. Depuis sa nomination, l’agence a contribué à de nombreuses enquêtes portant sur des athlètes prestigieux et des dirigeants influents. Ganus a également suggéré que les Comités Olympique et paralympique Russe auraient profité de l’enquête interne pour obtenir des informations confidentielles sur la manière de procéder de l’agence pour enquêter sur des cas de dopage dans le pays.

Reste que ce probable licenciement au moment où la Russie est toujours sous le coup d’une suspension du mouvement olympique pour une période de 4 ans et au moment où le Président Poutine lui-même leur a demandé de faire le ménage pour accéder à un sport propre, fait désordre.

Il est toujours possible que les deux instances à l’origine de la création de la RUSada, les comités olympique et paralympique russes, décident de laisser Ganus en place, conscientes que son licenciement n’aiderait certainement la cause de la Russie dans son différent avec l’Agence mondiale antidopage (AMA), désormais entre les mains du Tribunal arbitral du sport (TAS). Yuri Ganus en a conscience. C’est sa seule chance de se maintenir à la tête de l’organisation et sans doute éviter à la Russie des sanctions encore plus lourdes.

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