LA28 : une affaire très, très rentable
LA28 : une affaire très, très rentable Deux ans et demi avant la cérémonie d'ouverture, Los Angeles dispose d'un élan commercial
LA28 : une affaire très, très rentable
Deux ans et demi avant la cérémonie d’ouverture, Los Angeles dispose d’un élan commercial sans précédent. Les organisateurs ont déjà dépassé les chiffres des recettes de sponsoring et de licences planifiés.
Déjà en 1984, Los Angeles avait fortement rentabilisé « ses Jeux olympiques » alors que les précédentes villes hôtes de Munich 1972, Montréal 1976 et Moscou 1980, avaient creusé des déficits considérables. À l’époque, plusieurs stades avaient été financés par des partenaires privés. Mieux même, pour participer au relais de la flamme, les Américains avaient inventé le programme « Youth Legacy kilometer » . Les participants pouvaient acheter leur place dans le relais, qui avait duré trois mois et demi. Les Grecs courroucés avaient refusé que la flamme passe par Athènes et le stade panathénaïque, comme c’est la tradition. Elle a été transportée directement à New York depuis Olympie.
La nouvelle édition des Jeux à Los Angeles en 2028 n’échappe pas à la capacité des Américains et à son comité d’organisation de réussir le pari de mobiliser des partenariats financiers. C’est ainsi que cette semaine, LA28 a franchi le cap des 2 milliards de dollars de recettes commerciales. Pour Casey Wasserman (photo), président de LA28, cette situation confortable confirme la capacité de la ville hôte à bâtir une organisation commerciale à la fois solide et innovante.
Cette année, près d’un milliard de dollars (860 millions d’euros) de contrats ont été signés avec des marques telles que Honda, Uber, Intuit, Google, Starbucks, Delta et Comcast. De plus, la possibilité offerte aux organisateurs de nommer les stades offre des perspectives encore plus record.
Une explosion de chiffres positifs
LA28 vise à atteindre 2,5 milliards de dollars (2,15 milliards d’euros) de recettes de sponsoring et de licences, qui constitueront la principale source de financement des Jeux, dont le budget s’élève à environ 7,1 milliards de dollars, tel qu’il a été approuvé par la municipalité de Los Angeles.
Ce chiffre s’inscrit dans un plan financier reposant sur une forte participation du secteur privé, les sponsors, la billetterie, l’hospitalité et les licences. Il ne fait pas de doute que ce chiffre sera largement dépassé.
À ces recettes s’ajoutent les contributions du Comité international olympique (CIO) pour 948 millions de dollars (814 millions d’euros) pour les droits de diffusion et les programmes internationaux.
Les organisateurs insistent sur le fait qu’ils cherchent à ne pas faire peser de charge sur les contribuables locaux, même si la ville de Los Angeles a accepté de prendre en charge les 270 premiers millions de dollars (230 millions d’euros) de dépassements de coûts, selon Reuters.
Les responsables de LA28 sont confiants, notamment parce que la stratégie repose principalement sur l’utilisation des infrastructures existantes (photo). Il n’y a rien à construire, sinon des sites temporaires. De plus, ce sont les gouvernements locaux, l’État de Californie et l’État fédéral qui prendront en charge les coûts liés à la sécurité et aux transports publics.
Avec la vente de 14 millions de billets qui doit débuter en janvier, Los Angeles s’apprête à accueillir ses troisièmes Jeux olympiques, après ceux de Los Angeles 1932 et Los Angeles 1984, et ses premiers Jeux paralympiques. Elle vient de donner le ton sur sa capacité à dépasser ses objectifs.