Français FR English EN

Jeux olympiques ROME 1960 – Italie

 

Rome devait organiser les Jeux de 1908 mais la ville se désiste au profit de Londres car un tremblement de terre vient d’avoir lieu dans le sud de l’Italie et l’argent qui devait servir à organiser les Jeux passe dans la reconstruction.

Finalement, quatre ans après avoir accueilli les Jeux d’hiver de Cortina d’Ampezzo 1956, la capitale italienne est cette fois le siège des Jeux olympiques de 1960. Elle devance Lausanne, Bruxelles, Detroit, Budapest, Mexico et Tokyo. Lors de ces Jeux, après l’achèvement de la guerre entre les deux Corée, les deux nations de la péninsule Asiatique sont priées de se présenter à Rome sous une seule et même bannière. Les nord-coréens refusent et ne reviendront dans le giron olympique qu’en 1972. Sur le plan diplomatique également, c’est aux Jeux de Rome que les pays africains qui viennent d’accéder à l’indépendance arrivent dans le concert des nations comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, les deux Congo ou le Sénégal.

Des Jeux enfin médiatisés

L’Américaine Wilma Rudolph est championne olympique devant les caméras de l’Eurovision

C’est pour les Jeux de Rome qu’est créée l’Eurovision qui permet de suivre en direct les épreuves à la télévision. Autre première, le cap de 5000 sportifs engagés est enregistré.

Ces Jeux couronnent deux champions d’exception : l’Américaine Wilma Rudolph, première athlète à gagner trois médailles d’or dans les mêmes Jeux et l’Éthiopien Abébé Bikila qui s’impose pieds nus dans le marathon. Il est le premier africain d’Afrique noire champion olympique.

Les plus médaillés des Jeux seront encore des gymnastes, les Soviétiques Boris Shakhlin et Larissa Latynina et la nageuse Américaine Chris Von Saltza, tous les trois triple champion olympique.

C’est l’URSS qui domine le classement des nations avec 43 médailles d’or contre 34 aux États-Unis.

Français FR English EN