Français FR English EN Italiano IT

JEUX PARALYMPIQUES / Institution

C’est en 1948 que le médecin aristocrate britannique (d’origine allemande) Ludwig Guttmann va créer les premiers Jeux paralympiques sur le terrain de l’hôpital Stoke Mandeville destinés aux personnes amputées ou en chaises roulantes. Ces Jeux doivent permettre de réhabiliter par la pratique physique des victimes et anciens combattants de la deuxième guerre mondiale devenus paraplégiques.

 

Ce n’est que douze ans plus tard, à Rome 1960 que ces Jeux sont célébrés une semaine après les véritables Jeux olympiques. Ils seront considérés comme les premiers Jeux paralympiques. Il faudra toutefois attendre les Jeux de Séoul 1988 pour que les Jeux paralympiques soient organisés sur le site même des Jeux Olympiques traditionnels dans les semaines qui suivent.

 

À Rome 1960, les paralympiques rassemblaient 400 athlètes venus de 23 pays. Quarante ans plus tard à Sydney 2000, le record de participants était pulvérisé avec 4000 athlètes et 125 pays représentés. Lors de ces Jeux, 18 disciplines étaient en compétition. Il y en a aujourd’hui 22 que sont l’athlétisme, l’aviron, le badminton, le basketball-fauteuil, la boccia, le canoë sprint, le cyclisme, l’équitation, l’escrime, le football à 5, le goal-ball, le judo, l’haltérophilie, la natation, le rugby-fauteuil, le taekwondo, le tir sportif, le tir à l’arc, le tennis, le tennis de table, le triathlon et le volley.

Des Jeux paralympiques, en marge des Jeux olympiques

Les sportifs handicapés sont rarement invités à la grand-messe olympique. C’est d’ailleurs là, le sens premier de « paralympiques » qui signifie qu’ils se déroulent en marge des « Jeux olympiques » et non pas le fait qu’ils sont réservés à des athlètes qui peuvent être paraplégiques.

 

D’ailleurs les handicaps peuvent être physique, visuels ou mentaux. Afin de conserver une équité entre les participants, différentes catégories de handicaps ont été définies afin de les rassembler par aptitudes fonctionnelles comparables.

 

Il est à noter que les sourds et malentendants ont leurs propres Jeux, les Deaflympics qui restent la plus ancienne compétition entre athlètes handicapés et c’est sans doute la raison principale pour laquelle ils ne participent pas aux Jeux paralympiques. Certains avancent même la possibilité de tricherie selon le niveau de situations malentendantes.

Il en était de même pour les athlètes handicapés mentaux entre 2004 et 2012, le Comité International Paralympique les avait exclus des Jeux car il craignait des tricheries en matière de déficience intellectuelle.

Les Agitos en guise de symbole

Comme le Comité international olympique avec les cinq anneaux le Comité international paralympiques (IPC) a également son propre logo. Il s’agit des trois agitos de couleur rouge, bleu et vert sur fond blanc. L’agito symbolise le mouvement car en latin agito signifie « je bouge ».

Le symbole date du début du 21e siècle, mais l’actuel logo a été modifié en 2019.

 

Il n’est pas exclu que des épreuves réservées aux handicapés soient demain admises dans le giron olympique. Les champions n’en sont que plus exceptionnels encore !

Quoiqu’il en soit, les Jeux paralympiques demeureront car ils offrent aux athlètes en situation de handicap une visibilité qu’ils n’auraient pas s’ils étaient mélangès aux athlètes olympiques.

 

Toutefois, lors des Jeux d’Atlanta 1996 ou de Sydney 2000, le 1500 m en fauteuil roulant était en démonstration dans le stade olympique afin de mettre en exergue les Jeux paralympiques qui s’y dérouleront quelques semaines plus tard.

1 COMMENTAIRE
Français FR English EN Italiano IT