L’intelligence artificielle (IA) va bouleverser le sport

Thomas Bach n’en démord pas, l’intelligence artificielle (IA) est l’avenir du sport. C’est à l’occasion d’un voyage au Fidji le mois dernier qu’il a révélé son projet. C’est à Londres, ce week-end, que le président du CIO a incité les participants « d’utiliser le vaste potentiel de l’IA de manière responsable ».

 

Invité à l’Assemblée générale de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Océanie (ONOC) aux Fidji le mois dernier, Thomas Bach s’était montré très enthousiaste à l’idée dont l’intelligence artificielle (IA) allait changer profondément le sport. Pour Thomas Bach, les principaux axes de travail du CIO concernent aujourd’hui, l’e-sport et le jeu vidéo, mais également l’IA.

 

L’e-sport en particulier intéresse le CIO, car trois milliards de personnes jouent aux jeux vidéos et ne pratiquent plus d’activité physique ni sportive. Tout en respectant les valeurs de non-violence, de non-discrimination, de respect et de tolérance, il est possible pour l’organisation mondiale du sport de se rapprocher de cette communauté et la convaincre.

La commission de l’e-sport dirigée par le Français David Lappartient est chargé d’étudier la création de Jeux olympiques de l’e-sport.

 

En ce qui concerne l’intelligence artificielle, le président du CIO est convaincu que « L’IA a le potentiel de changer le sport à bien des égards, de l’entrainement des athlètes au jugement et à l’arbitrage, en passant par la lutte contre le dopage, l’expérience des spectateurs et la solidarité dans le sport. Le potentiel est énorme, mais les risques doivent être pris en compte ».

L’intelligence artificielle est un outil

Lors du forum de cette fin de semaine à Londres, Thomas Bach a pu exposer sa vision du sujet afin de capitaliser sur l’évolution rapide de la technologie. Selon le CIO, l’intelligence artificielle a le potentiel pour dénicher et identifier les athlètes prometteurs où qu’ils se trouvent dans le monde.

 

C’est ainsi que le CIO s’est associé à Intel pour repérer des athlètes potentiels. L’entreprise a utilisé ses équipements au Sénégal, où elle a visité cinq villages et analysé les capacités athlétiques d’un millier d’enfants, en mesurant la hauteur à laquelle ils pouvaient sauter et la vitesse à laquelle ils pouvaient réagir. « Nous en avons trouvé 40 vraiment prometteurs » a déclaré Christoph Schell, directeur commercial d’Intel. Les résultats des enfants présélectionnés ont ensuite été analysés par un algorithme. Ce dernier donnait des indications sur les sports dans lesquels ces enfants pourraient devenir performants.

 

Si l’outil montre son efficacité, il ne doit pas écarter la vigilance. Sur ce point le CIO entend ne pas créer « le meilleur des mondes ». Bach met en garde sur le fait que les machines ne doivent pas être l’arbitre ultime de la carrière d’un jeune athlète. Quelqu’un qui est « un grand athlète de lutte doit toujours avoir la chance de jouer au tennis ». Autrement dit, les algorithmes ne doivent pas décider de tout.

Pour Thomas Bach, le sport vit une révolution :  « Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape pour garantir le caractère unique des Jeux olympiques et la pertinence du sport. Pour ce faire, nous devons être les leaders du changement ».

l’IA, un accompagnement et un moteur

Aujourd’hui le CIO peut accompagner la pratique du sport dans le monde grâce aux revenus qu’il tire des diffuseurs. Aussi, l’IA doit également permettre une meilleure diffusion des Jeux olympiques afin d’améliorer l’expérience visuelle des téléspectateurs, les premiers consommateurs des Jeux olympiques.

On aura l’occasion de s’en rendre compte pendant les Jeux de Paris 2024 où Olympic Channel promet non seulement des images comme au cinéma, mais plus encore, une expérience immersive des Jeux olympiques. Le téléspectateur sera projeté au cœur des Jeux, comme s’il était sur le terrain.

 

En outre, l’IA va permettre aux sportifs d’utiliser toutes les technologies du moment afin d’améliorer leurs méthodes d’entrainement. Ainsi l’ancienne skieuse Lindsay Vonn, (photo) présente à Londres, a déclaré qu’elle enviait les outils basés sur l’IA qui n’étaient pas disponibles à ses débuts.

Vonn a déclaré qu’à son époque, pourtant récente, elle prenait des notes à la main dans son journal de performance sur la manière dont les différents skis, chaussures et températures affectaient sa performance.

De nos jours, les tablettes sont utilisées pour traiter instantanément beaucoup plus de données. « Je pense que c’est un outil pour mieux performer », dit-elle.

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