J-100 : les eaux de la Seine restent polluées

La Fondation Surfrider vient de procéder à des analyses des eaux de la Seine à quelque cent jours des Jeux de Paris 2024 et prévient que l’eau du fleuve reste contaminée malgré les efforts réalisés pour la rendre propre.

Selon les analyses qu’a fait réaliser l’organisation caritative, les eaux de la Seine restent potentiellement dangereuses en région parisienne, précisément là où doivent se dérouler les épreuves olympiques de natation en eau libre et le triathlon.

Dans une lettre ouverte, la fondation basée à Biarritz déclare vouloir « partager avec les parties prenantes son inquiétude croissante quant à la qualité des eaux de la Seine, mais aussi aux risques encourus par les sportifs lorsqu’ils se baignent dans une eau contaminée ».

 

Les autorités parisiennes se sont engagées dans une course contre la montre pour nettoyer la Seine avant le début des Jeux olympiques. Pour cela, les différentes communautés de la capitale et l’état français ont engagé un milliard et demi d’euros, ces dernières années pour moderniser les installations de traitement des eaux usées et des eaux pluviales afin d’améliorer la qualité de la Seine et de son principal affluent, la Marne.

Le nettoyage de la Seine doit être un héritage clé des Jeux olympiques de Paris 2024. La maire de Paris, Anne Hidalgo a promis de créer trois zones de baignade publiques dans la rivière en 2025 et qu’elle s’y baignerait en compagnie du président Emmanuel Macron.

Une nouvelle et importante usine de traitement des eaux pluviales doit être inaugurée ce mois-ci, tandis que de nouveaux raccordements aux eaux usées pour les bateaux fluviaux continuent d’être construits.

Des analyses inquiétantes

En fait, le problème du moment est simple à comprendre. Les pluies qui tombent du ciel submergent le réseau d’assainissement parisien, entraînant le rejet direct d’eaux usées non traitées contenant des bactéries dans le fleuve.

 

Surfrider précise que les tests ont été réalisés par le laboratoire Eau de Paris et le groupe d’analyses environnementales Analy-Co entre septembre et mars sous les ponts Alexandre-III et de l’Alma, où se dérouleront les épreuves olympiques.

Les normes européennes de qualité de l’eau et les fédérations internationales de triathlon et de natation en eau libre fixent des limites à la concentration de deux bactéries dangereuses – Escherichia coli et entérocoques – qui proviennent des matières fécales et peuvent provoquer diverses infections, notamment le syndrome hémolytique et urémique (SHU), une maladie qui peut entraîner des insuffisances rénales, des diarrhées sanglantes et plus graves encore.

 

Surfrider a déclaré que ces mesures montraient des niveaux souvent deux ou trois fois supérieurs aux niveaux maximaux autorisés.

Quel espoir pour cet été ?

Le principal espoir des organisateurs et des autorités parisiennes est que ces niveaux, enregistrés durant l’hiver (l’un des plus humides depuis 30 ans), diminuent pendant l’été.

La natation olympique en eau libre a souvent été entachée de problèmes de pollution, tant dans la baie de Tokyo que dans la baie de Rio de Janeiro.

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