Un sponsor qui n’est pas du goût de tous
Un sponsor qui n'est pas du goût de tous Avant les Jeux de Paris 2024, les activistes du PETA (People for
Un sponsor qui n’est pas du goût de tous
Avant les Jeux de Paris 2024, les activistes du PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) ont demandé au CIO d’accepter le parrainage de grandes sociétés de l’habillement « seulement s’ils arrêtent de vendre des fourrures et des peaux exotiques ». La recommandation visait directement le Comité d’organisation de Paris 2024 qui s’apprêtait à conclure un important parrainage avec le groupe LVMH et sa marque phare Louis Vuitton.
Rapidement le CIO a réagi en publiant un communiqué dans lequel il indiquait que : « Tous les organisateurs des Jeux olympiques doivent développer et mettre en œuvre un code d’approvisionnement durable. Cela s’applique à toutes les éditions actuelles des Jeux. » Fin de citation ou fin de non-recevoir, car les organisateurs des Jeux de Paris 2024 avaient besoin du groupe LVMH pour tenir leurs objectifs en matière de sponsoring.
Quelques semaines auparavant, le président de Paris 2024, Tony Estanguet, avait précisé qu’il attendait la confirmation du groupe LVMH et qu’elle tardait à être conclue. Paris 2024 avait connu un précédent déboire avec le groupe Total au printemps 2019 après qu’Anne Hidalgo (présidente du conseil d’administration des Jeux) s’y soit opposée au nom de l’exemplarité environnementale.
À quelques mois des Jeux, LVMH rejoignait comme partenaire principal l’organisation de Paris 2024. Mieux encore, il avait une visibilité inégalée, jamais vue chez un autre sponsor.
Charge lourde contre LVM

Des peaux de vison étiquetées sont entreposées à Kopenhagen Fur lors de l’éclosion du COVID-19 à Glostrup, Danemark. Photo prise le 7 décembre 2020. REUTERS/Andrew Kelly
Le groupe PÉTA considérait juste après la crise du COVID-19 que « les fourrures et les peaux exotiques dans l’habillement augmentent (selon les experts) le risque de futures pandémies… « Contrairement à des marques plus avant-gardistes, telles que Chanel et Burberry, qui ont interdit la fourrure et les peaux exotiques, LVMH n’a jusqu’à présent pas agi de manière responsable et continue de mettre en danger la santé publique avec ses manteaux en vison et ses sacs en python », lisait-on dans la lettre de PETA.
En dépit de cet avertissement, Louis Vuitton confiait, en 2023, la direction artistique de ses collections à l’artiste américain Pharrell Williams. Dès son premier défilé intitulé FarWest, il annonçait la couleur : il y avait de la fourrure dans ses collections… même si ça ne plaît pas à tout le monde.