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DROITS DE L’HOMME / Politique

La question des droits de l’homme en Chine a été posée au moment de l’attribution des Jeux olympiques de Pékin 2008. Or, plus d’une décade plus tard, pour les défenseurs chinois et étrangers des libertés, les Jeux Olympiques n’ont rien changé à la situation des droits de l’Homme en Chine : elle est aussi mauvaise qu’avant.

L’attribution à la capitale chinoise avait fait naître l’espoir que, désormais sous les regards du monde, Pékin serait obligé de relâcher la pression. Durant les compétitions, les ONG ont continué à espérer que les autorités, accueillant des dizaines de journalistes et de touristes internationaux, seraient contraintes de laisser plus de place à la liberté d’expression, à la liberté de culte ou aux dissidents, il n’en a rien été. Le président du CIO de l’époque, Jacques Rogge avait appelé les dirigeants chinois a respecté les engagements qui avaient été les leurs lors de l’attribution, Pékin a réagi en appelant le Comité international Olympique (CIO) à ne pas politiser les Jeux. « J’espère que les responsables du CIO continuent d’adhérer aux principes de la charte olympique qui consiste à ne pas produire pendant les Jeux des facteurs politiques hors de propos », avait indiqué la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères chinois.

Bref, apprenez à balayer devant votre porte et ne vous occupez pas de celle du voisin. Depuis l’élection de Xi Jinping en 2012, sa réélection en 2017 à la suite d’une modification de la Constitution qui lui permet en théorie de rester président pour une durée indéterminée, il paraît difficile d’imaginer une amélioration concernant cette question.

La question de nouveau sur la table

Nul doute qu’elle devait de nouveau se poser depuis l’attribution en 2015 à Pékin des Jeux d’hiver de 2022. Cette fois ce sont des groupes des droits de l’homme du Tibet, de Hong Kong, de la communauté ouïgour et des opposants chinois qui demandent au CIO de retirer l’organisation des Jeux à la ville de Pékin. Le CIO a toujours maintenu sa confiance dans l’organisation chinoise considérant que les Jeux en Chine est « une force pour le bien ».

 

Ajoutons que la question des droits de l’homme s’est déjà posée lors de Jeux de Mexico 1968. C’est ce qu’ont voulu exprimer les trois sprinters qui ont dominé le 200 m. Tous portaient un badge sur le podium olympique en faveur des droits de l’homme. Les observateurs de l’époque n’ont vu que le poing ganté de noir de Smith et Carlos sur le podium et ont attribué cette manifestation au soutien au mouvement Black Power qui demandait la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis.

Ils ont été exclu des Jeux sans ménagement par le président du CIO de l’époque, l’américain Avery Brundage qui n’était pas connu pour ses idées progressistes.

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