BRUNDAGE Avery (1887 – 1975) États-Unis

BRUNDAGE Avery (1887 - 1975) États-Unis  Président du CIO de 1952 à 1972 Ardent défenseur du sport amateur, Avery Brundage est le

BRUNDAGE Avery (1887 – 1975) États-Unis 

Président du CIO de 1952 à 1972

Ardent défenseur du sport amateur, Avery Brundage est le premier président du CIO non européen et il était le seul jusqu’à l’élection de l’Africaine Kirsty Coventry en 2025.

Ancien président de l’Union Athlétique Internationale, Brundage avait participé aux Jeux de Stockholm 1912 comme pentathlonien. Il avait pris la sixième place de l’épreuve.

 

Les sympathies de l’homme d’affaires américain pour l’extrême droite, notamment un discours pronazi prononcé à son retour des Jeux olympiques de Berlin de 1936, ont assombri sa carrière et sa vie.

L’Allemagne a curieusement joué un rôle déterminant dans sa trajectoire au sein du CIO.

Il a été élu membre de l’organisation en 1936 à Berlin. Il a pris la tête du CIO en 1952 lors du retour de l’Allemagne aux Jeux olympiques après la Deuxième Guerre mondiale. Son mandat de président a pris fin avec l’attentat terroriste des Jeux olympiques de Munich de 1972.

 

Vingt années pendant lesquelles, il se fait quelques inimitiés auprès des sportifs, mais aussi auprès de la presse internationale.

Le président honni de tous

Ainsi, dans les années 1960 et 1970, les sportifs lui reprochent son intransigeance vis-à-vis du professionnalisme. C’est à cette période que beaucoup d’entre eux accèdent à ce statut, car les sponsors commencent à miser  sur le sport mondial. Pendant ses vingt années à la présidence du CIO, il reste le farouche avocat de la cause olympique.

 

Farouche opposant à la télévision, il ne contribue en rien à permettre au Comité international olympique (CIO) de devenir la puissante institution qu’elle est aujourd’hui devenue.

 

À cette époque, il fonde également une entreprise de bâtiment et construit de nombreux gratte-ciel dans la région de Chicago.

 

Brundage cède la présidence du CIO à l’Irlandais Michael Morris, dit Lord Killanin après les Jeux de Munich 1972. À l’époque, la presse internationale lui reprochait d’avoir autorisé la poursuite des Jeux. Il lui est unanimement reproché d’avoir prononcé la fameuse phrase «The games must go on» après l’attentat anti-israélien perpétré par le commando Septembre noir.

Un attentat qui avait fait 11 morts au sein de la délégation israélienne. Ses actions seront souvent considérées sous le sceau de l’antisémitisme. Brundage est mort trois ans après avoir quitté la présidence de l’organisation.

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