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Mouvement BLACK POWER – Politique

Lorsque le vainqueur du 200 m des Jeux de Mexico 1968, Tommie Smith monte sur le podium en compagnie de son compatriote John Carlos, ils provoquent un scandale au moment de l’hymne national. Les deux athlètes noirs, poing ganté de noir l’élèvent vers le ciel, tête baissée. Smith et Carlos veulent ainsi montrer leur appartenance au mouvement Américain opposé au racisme et de la ségrégation et baptisé Black Power.

 

Exclus des Jeux de Mexico 1968 et du village olympique, les deux Américains connaîtront des affres bien plus importants encore. D’abord suspendus temporairement, ils seront chassés de toutes compétitions par la suite alors que Tommie Smith est devenu recordman du monde de la discipline.

Droits de l’homme plus que Black Power

Dans son autobiographie, « Silent Gesture»– Tommie Smith précise que ce geste n’était pas un salut « Black Power » comme la presse l’a dit à l’époque, mais un salut aux droits de l’homme.

 

L’affaire paraît crédible cela d’autant que les trois athlètes sur le podium : Smith, Carlos et l’Australien blanc Peter Norman, deuxième de la course portaient tous les badges du Projet olympique pour les droits de l’homme (OPHR). L’événement est considéré comme l’une des manifestations politiques les plus notables de l’histoire des Jeux olympiques modernes.

Quoiqu’il en coûte, les deux sprinters feront des émules. Dès le lendemain se sont les trois Américains qui viennent de s’illustrer sur le 400 m qui montent sur le podium avec un béret noir à la main. Quelques jours plus tard, d’autres athlètes noirs Américains s’aligneront au départ des compétitions avec des chaussettes noires. C’est le cas de Bob Beamon, l’étonnant vainqueur de l’épreuve de saut en longueur.

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