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L’IMPOSTURE des pentathloniens tunisiens – Mémoire

Quatre ans après son indépendance, la Tunisie fait ses grands débuts aux Jeux olympiques de Rome 1960. Elle envoie une délégation de grands noms du sport tunisien dont le boxeur Sadok Omrane, qui y subira sa première défaite alors qu’il visait la finale face à l’Italien Nino Benvenuti, les footballeurs Abdelmajid Chettali et Taoufik Ben Othman qui deviendront les entraineurs de l’équipe nationale qui sera la première équipe africaine à remporter un match de Coupe du Monde en 1978 en Argentine.

 

Seulement voilà, soucieuse de présenter des athlètes dans de nombreuses disciplines, elle présente également une équipe en pentathlon moderne, une discipline qui demande des heures d’entrainement dans des épreuves aussi différentes et techniques que l’équitation, le tir sportif ou l’escrime, sans parler de la natation et la course à pied.

 

Les trois tunisiens débutent mal. En équitation, ils sont tous les trois éjectés de leur cheval. En tir, ils ne terminent pas l’épreuve car leurs tirs passent trop près des juges.

En escrime, un seul athlète sait manier l’épée. Il tente de passer trois fois en espérant qu’avec son masque, les juges n’y verront que du feu. Il ne trompe personne.

En natation, l’un des trois manque de se noyer. Il n’y a qu’en course à pied qu’ils se montrent à la hauteur.

 

Ces trois Tunisiens s’appelaient Bouzid, Azzabi et Ennachi. Ils ont pris les trois dernières places du pentathlon moderne et la dernière place au classement des nations. L’histoire olympique a oublié leur nom, mais leur imposture est restée en mémoire.

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