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BARCELONE 1992 – Espagne

Déjà pressentie pour organiser les Jeux de 1936 pour laquelle la capitale catalane semblait être une destination plus recommandable que le Berlin de l’époque, les Catalans ont dû attendre 1992 pour retrouver une pareille opportunité. Elle a pour cela reçu l’appui inconditionnel du président du CIO, Juan Antonio Samaranch, originaire de la ville. Barcelone s’impose au détriment de Paris, Belgrade, Birmingham, Brisbane et Amsterdam alors que Paris apparaissait favori. En compensation, la France obtiendra les Jeux d’hiver à Albertville 1992.

Ces Jeux consacrent le retour de l’Afrique du Sud et d’une équipe d’Allemagne unifiée sous un même maillot et un même drapeau. Ce sont en effet les premiers Jeux de l’après-guerre froide. En revanche, la chute de l’empire soviétique n’est pas définitivement consommée. C’est sous le vocable de CEI comme Communauté des États Indépendants que se présentent les anciennes nations soviétiques. En Europe centrale aussi, on observe des changements. La Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Slovénie concourent de manière indépendante de l’ancienne Yougoslavie. Malgré la dislocation de l’URSS, la CEI se montre toutefois l’équipe la plus forte et remporte 91 véritables médailles d’or qui ne sont plus en vermeil comme par le passé, un alliage d’or et d’argent.

Le héros des Jeux est le gymnaste biélorusse Vitaly Scherbo qui remporte à lui seul six médailles d’or. Les professionnels étant désormais admis aux Jeux, les Américains présentent une équipe de basket composée des meilleurs joueurs de la NBA. On l’appelle «la Dream Team – l’équipe de rêve».

Sur le plan des disciplines en compétition, on note l’arrivée du baseball, qui n’est plus qu’aujourd’hui une discipline additionnelle et surtout le canoë-kayak de slalom qui fait son retour après 20 ans d’absence. De ces Jeux, les spectateurs et les téléspectateurs garderont en mémoire l’image de la cérémonie d’ouverture où un athlète handicapé allume d’une flèche la vasque olympique. Enfin sur le plan émotionnel, il y a également la bronca qui secoue les délégations irakiennes, koweïtiennes et libyennes, copieusement sifflées pour être seulement composées d’hommes. Un temps, les Jeux ont été menacé par le terrorisme basque qui a commis quelques attentats à l’approche de la manifestation. Toutefois une trêve a été conclue juste auparavant en échange d’une négociation avec le gouvernement espagnol qui n’a jamais eu lieu.

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