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PÉREC Marie-José (1969) France : (3 – 0 – 0)

La Française est la plus grande athlète de son pays, toutes époques confondues. Son palmarès est éloquent. Elle est deux fois championne du monde et trois fois championne olympique sur sprint long : le 200 et 400 m. C’est aux Championnats du monde de 1991 que la guadeloupéenne crève l’écran en remportant le titre sur 400 m. Un an plus tard à Barcelone, elle est championne olympique. Comblée, mais soucieuse de se remettre en question sportivement, Marie-José Pérec quitte son entraîneur français et part s’exiler aux États-Unis afin de travailler avec l’un des meilleurs entraîneurs Américains, John Smith. Ce choix technique lui réussit. Elle est double championne olympique à Atlanta 1996, un an après un nouveau titre mondial sur 400 m. En Géorgie, elle s’adjuge même le 200 m face à la favorite Merlene Ottey.

Victime par la suite d’une maladie virale, la mononucléose, elle disparaît du circuit mondial pendant quatre ans. Mais à la veille des Jeux de Sydney 2000, elle tente un nouveau pari. Elle veut redevenir championne olympique et s’installe en Allemagne. Elle s’entraîne avec Wolfgang Maïer celui là même qui a permis à l’Allemande Marita Koch de battre le record du monde du 400 m, jusque-là inégalé. Le long travail fourni ne servira à rien. Deux jours avant le début des épreuves, elle quitte Sydney au prétexte d’avoir été agressé à son hôtel. L’affaire est jugée très sévèrement par la sélection française et la presse australienne. Sa rivale Cathy Freeman emporte le 400 m sans opposition.

Depuis la fin de sa carrière sportive, Marie-José Pérec, apaisée, s’est engagée dans diverses activités médiatiques liées au monde du sport et de l’athlétisme en particulier dont elle reste une icône.

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