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FLAMME OLYMPIQUE

C’est pour renouer avec l’ancienne tradition du feu qui brûle sur l’autel de la déesse Héra pendant les Jeux de l’Antiquité que désormais la flamme olympique illumine le stade des Jeux modernes, une tradition perpétuée pour la première fois à Amsterdam 1928 puis à Los Angeles 1932. Toutefois, ce n’est qu’en 1936, à l’initiative de l’universitaire allemand Carl Diem, président des Jeux de Berlin que la tradition du relais olympique voit le jour.

Le rituel est toujours le même. Quelques mois avant l’ouverture de la compétition, la flamme est rallumée sur le site d’Olympie en Grèce. Dès lors, de nombreux sportifs se relaient tous les kilomètres pour l’amener sur le site des nouveaux Jeux. Il arrive que des cavaliers, des nageurs, des skieurs ou des athlètes handicapés prennent le relais des coureurs à pied. À Melbourne 1956, une ville trop éloignée du reste du monde, la flamme est transportée par avion. Il en sera de même en 1992 pour la faire venir à Paris. La flamme voyagera en Concorde.

Les Australiens qui ne sont pas à un défi prêt ont fait voyager la flamme sous l’eau lors des Jeux de Sydney 2000, afin de lui faire franchir la barrière de corail. Précisons qu’avec la flamme officielle, voyage toujours une flamme de secours. C’est elle qui doit servir à rallumer le feu olympique si toutefois la flamme officielle venait à s’éteindre. Il existe quelques exemples récents où la flamme s’est éteinte.

À Montréal 1976 pendant un orage. Un employé du stade l’a rallumé avec un briquet avant que constatant l’infortune, une nouvelle cérémonie n’ait lieu. Puis un vent l’a éteinte lors des Jeux d’Athènes 2004 avant même le début du relais. À Pékin 2008, la flamme a été éteinte à plusieurs reprises en raison de manifestation contre le non respect des droits de l’homme en Chine. Elle avait pourtant auparavant franchi le sommet de l’Everest à près de 9000 m d’altitude. À chaque fois, elle a été rallumée doctement. Enfin dernier exemple en date, à Londres 2012, elle est éteinte au lendemain de la cérémonie d’ouverture pour permettre le transport de la vasque jusqu’à son emplacement définitif au sein du stade olympique.

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