Deux vasques pour une expérience inédite

Deux vasques pour une expérience inédite

Deux vasques pour une expérience inédite… mais complexe

Les organisateurs des Jeux de Milan Cortina ont hier soir révélé les vasques olympiques qui brilleront le temps des Jeux. Si le design épuré des médailles et de la flamme olympique avait déjà beaucoup séduit, l’architecture de la vasque olympique est tout aussi réussie.

 

Compte tenu de l’amplitude du territoire où se dérouleront les Jeux à cheval sur trois régions que sont la Lombardie, la Vénétie et le Trentin-Haut-Adige, il n’y aura pas une, mais deux vasques olympiques. L’une brûlera sous l’Arco della Pace à Milan et l’autre sur la Piazza Angelo Dibona au cœur de Cortina d’Ampezzo.

 

Le créateur s’est inspiré du rythme du soleil pour exprimer un mouvement dynamique. L’harmonie chère au cœur du comité d’organisation qui a ainsi baptisé le spectacle d’ouverture s’exprime à travers le design de la vasque, qui allie légèreté et précision.

 

Fabriquées en aluminium aéronautique, les vasques « s’ouvrent et se ferment » afin de protéger la précieuse flamme olympique. Si le créateur s’est inspiré du rythme du soleil, il fait également un clin d’œil à la géométrie chère au grand Léonard de Vinci. Sous la direction de Marco Balich et en coopération avec Lida Castelli et Paolo Fantin, la conception des vasques a ainsi été pensée pour symboliser le savoir-faire du génie italien.

L’éparpillement des sites en question

Si deux vasques olympiques à l’occasion d’une seule et même olympiade ne sont pas une première, cette opportunité-là est inédite. On se rappelle qu’à l’occasion des Jeux de Londres 2012 ou Tokyo 2020, deux flammes olympiques avaient brillé en parallèle sur deux sites proches dans les capitales citées.

 

Cette fois, c’est la nature du territoire concerné à cheval sur trois régions qui impose ce double rituel. D’ailleurs, l’éparpillement des Jeux sur 22 000 km2 aura néanmoins posé quelques soucis au CIO qui admet que cela a rendu la tâche des organisateurs plus complexe qu’habituellement. Dans une toute récente interview, Kirsty Coventry l’admettait à demi-mot : «Je crois que nous avons pris la bonne décision en optant pour des Jeux plus dispersés, mais cela a (…) créé des complexités supplémentaires», a-t-elle dit.

 

En dispersant les sites et en utilisant le plus possible des structures existantes, le CIO a certes gagné en « durabilité ». En revanche, il n’est pas certain que les athlètes, les spectateurs, les médias y trouvent leur compte en matière « expérience olympique ».

Kirsty Coventry en est consciente et prévient « nous allons pouvoir apprendre de Milan Cortina. À la fin des Jeux, nous serons en mesure d’examiner ces éléments, peut-être d’en tirer un coût », et de « nous ajuster pour l’avenir ».

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