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Comité Olympique ÉTATS- UNIS (USA) : 🟡 1127 ⚪️ 907 🟠793

Quelle nation peut revendiquer le titre de meilleure nation mondiale aux Jeux, si ce n’est les États-Unis ? Ce vaste pays a produit depuis l’origine des Jeux les plus grands champions du siècle, de Ray Ewry à Carl Lewis, de Johnny Weissmuller à Matt Biondi en passant par Mark Spitz et surtout le plus grand de tous, Michael Phelps. On n’oublie pas non plus des boxeurs d’exception, des basketteurs, des cyclistes, il n’y a pas une discipline qui ait un jour échappé à un champion américain.

 

 

 

 

Mais on l’évoquait, si l’un d’eux peut être considéré comme le plus grand, c’est incontestablement Michael Phelps qui est à ce jour l’olympien le plus remarquable puisqu’il a gagné à lui tout seul 23 médailles d’or et d’autres breloques d’argent et de bronze pour porter son total à presque 30 médailles.

Les États-Unis aux Jeux depuis toujours

Depuis l’origine des Jeux modernes à Athènes 1896, les américains ont remporté près de 2500 médailles dont la majorité en or avec plus de 1000 médailles. Il est là question que des Jeux d’été, mais il faut savoir qu’il en est de même aux Jeux d’hiver où les athlètes aux maillots et combinaisons frappés des trois lettres USA se sont imposés à plus de 100 reprises pour un total de plus de 300 médailles.

Guerre froide

Des sportifs fiers de leur drapeau, de leur hymne, de leur nation

Mais au delà de leur domination sur le sport mondial, les américains ont d’abord cherché à dominer leur principal adversaire : les Russes. C’est la grande affaire aux Jeux après la deuxième guerre mondiale et jusqu’à la fin des années quatre-vingt : la grande rivalité qui va opposer les États-Unis à l’Union soviétique.

C’est ainsi qu’aux Jeux d’été, les États-Unis sont arrivés en tête du classement officieux des nations à 17 reprises, tandis que les soviétiques ont dominé ce classement à sept reprises et notamment dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Ils l’ont fait dans une période où les sportifs professionnels américains étaient de fait, exclus des Jeux, tandis que les soviétiques alignaient des « athlètes amateurs à temps plein », des étudiants, soldats ou exerçant une profession, mais qui étaient en réalité tous payés par l’État pour s’entraîner du matin au soir. L’assouplissement des règles d’amateurisme imposées par Coubertin à l’origine, au début des 1990 sous l’impulsion de Juan Antonio Samaranch en plus de l’arrivée des professionnels aux Jeux, a non seulement permis aux américains de reprendre leur leadership, mais elle a également largement contribué à la médiatisation des Jeux qui ont offerts aux spectateurs et plus encore aux téléspectateurs, les plus grands champions.

Large contributeur olympique

Précisons enfin que les États-Unis ont largement contribué à enraciner le mouvement olympique. Qu’il soit question de financer jadis le voyage des délégations les moins bien dotées financièrement, voire en organisant les Jeux eux-mêmes.

Les États-Unis ont accueilli les Jeux d’été à quatre reprises : à Saint-Louis 1904, à Los Angeles 1932 et en 1984 et à Atlanta 1996. Los Angeles sera de nouveau capitale olympique en 2028 pour une troisième organisation personnelle aux Jeux.

Vaste pays, aux paysages contrastés, les États-Unis ont également accueilli les Jeux d’hiver à quatre reprises. Des Jeux disputés à Lake Placid, non loin de New York en 1932 et 1980, à Squaw Valley 1960 et à Salt Lake City 2002.

 

Enfin précisions que les États-Unis ont boycotté les Jeux olympiques de Moscou 1980 pour protester contre l’invasion soviétique en Afghanistan. 65 pays de part le monde se sont associés à cette protestation, voire ne s’y sont pas rendus pour des raisons économiques. Afin d’exprimer leur mécontentement, ce sont les soviétiques qui ont boudé les Jeux de Los Angeles 1984, plusieurs pays du bloc de l’est s’y sont associés.

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