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LEWIS Frederick Carlton (1961) États-Unis / Athlétisme ( 9 – 1 – 0)

Le sprinter Américain est un des plus grands champions olympiques de tous les temps. Pourtant, jeune, ce fils d’enseignants Américains est considéré comme le plus faible des enfants de la famille. C’est sa rencontre avec Jesse Owens qui va booster sa progression. L’ancien champion lui confie un secret : « prendre du plaisir ». C’est ainsi que le jeune Carl Lewis perce rapidement et devient rapidement un champion. Il remporte entre 1984 et 1996, neuf médailles d’or olympiques dont quatre aux Jeux de Los Angeles 1984 en sprint et au saut en longueur. Athlète remarquable et fils exceptionnel, il glisse une de ses médailles dans le cercueil de son père qui vient de s’éteindre après les Jeux de Los Angeles 1984. Il lui promet d’en gagner d’autres. Il sera exaucé au delà de ses propres espérances.

Bénéficiant de la disqualification du canadien Ben Johnson à Séoul 1988, Lewis est double champion olympique en s’imposant sur 100 m et en longueur. En dépit de la disqualification pour dopage de Johnson, il le réconforte. Il sera encore triple champion olympique à Barcelone en remportant deux titres par équipe sur 4×100 et 4×400 mais aussi en longueur pour la troisième fois consécutive. En revanche, Carl Lewis n’a pas pu conserver son titre sur 100 m pour avoir raté les impitoyables sélections Américaines quelques mois avant les Jeux. Mais son plus bel exploit, il l’obtient à Atlanta 1996, où il remporte son quatrième concours de la longueur. Il aurait espéré remporter une dixième médaille d’or en accompagnant le relais Américain sur 4×100 m. Ses entraîneurs n’ont pas voulu de lui et les Américains ont été battus en finale par les Canadiens.

Tout au long de sa carrière, Carl Lewis sera l’homme de tous les records. Il est avec Paavo Nurmi, le plus important médaillé d’or en athlétisme, il cumule les titres « d’athlète de l’année » et reste sur une série impressionnante de 65 concours de la longueur sans connaître la défaite. C’est le CIO qui lui remettra sa plus importante récompense en le désignant « Athlète du siècle » en 1999.

Toutefois, en dépit de ce palmarès exceptionnel, Carl Lewis n’est guère apprécié sur le stade où il était considéré comme hautain et prétentieux. C’est pourtant lui qui a permis à sa discipline de franchir une étape importante en matière de professionnalisme avec de juteux contrats à la clé.

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