French FR English EN Japanese JA Spanish ES

NURMI Paavo (1897-1973) Finlande / Athlétisme 🟡9 ⚪️3

Contraint très jeune d’abandonner l’athlétisme en raison du décès de son père, il est l’ainé de la famille, Paavo Nurmi revient à son sport quelques mois plus tard à la faveur des exploits de son héros, Hannes Koleihmainen, très en vue lors des Jeux de Stockholm 1912. Soucieux des moindres détails, il s’astreint des séances d’entraînement dures, interminables et suit alors un régime végétarien. Il acquiert une résistance à l’effort impressionnante. Meilleur athlète du demi-fond et du fond dans les années vingt, Nurmi va battre plus de 20 records mondiaux et surtout obtenir 12 médailles olympiques dont 9 en or remportées sur 1500, 5000, 10.000 m et le cross country qui font de lui un des plus grands champions de tous les temps.

Il sera trois fois champion olympique à Anvers 1920, cinq fois médaillé d’or à Paris quatre ans plus tard et remportera une neuvième médaille d’or à Amsterdam 1928. C’est là qu’il envisage mettre un terme à sa carrière sur piste, mais espère disputer le marathon des Jeux de Los Angeles 1932. Une nouvelle tournée lucrative aux États-Unis où il dispute des courses rémunérées vont le priver de ce projet. Il est radié à vie de toutes compétitions pour faits de professionnalisme juste avant que ne débutent les Jeux californiens. Comme le Français Jules Ladoumègue, également suspendu à vie, il assiste à la victoire de l’argentin Zabala qui court le marathon en dix minutes de plus que son temps de référence. À la différence du français, Nurmi a assuré son avenir financier et devient un homme d’affaire éclairé qui fait fortune dans l’immobilier. Il reviendra sur le stade en 1952, lorsqu’il est invité par le comité olympique finlandais à allumer la vasque lors des Jeux d’Helsinki.

Ingénieur de formation, Nurmi était surnommé « l’athlète scientifique » en raison de ses méthodes de préparation. Il courait toujours avec un chronomètre en or au creux de la main.

Victime d’une longue maladie, il meurt en 1973 au fait de sa gloire. Des stades, des rues de Finlande portent son nom et le président de la république fait son éloge lors de ses funérailles. Athlète exceptionnel, une statue le représente au Musée olympique de Lausanne. Il fait partie des douze premiers athlètes élevé au Temple de la renommée de l’athlétisme mondial.

close

Voulez-vous recevoir chaque jeudi, nos articles de la semaine ?

Rien de plus simple, inscrivez-vous à notre newsletter !