FrenchEnglishJapaneseSpanish

SPITZ Mark (1950) États-Unis / Natation 🟡9 âšȘ 1 🟠 1

Avec 11 mĂ©dailles olympiques obtenus en 1968 et 1972, dont neuf en or, le nageur AmĂ©ricain peut aisĂ©ment ĂȘtre considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands champions olympiques de tous les temps. Toutefois, sa domination personnelle est brĂšve. Elle repose sur quelques courtes annĂ©es Ă  la diffĂ©rence de champions olympiques ayant eu une longĂ©vitĂ© plus exceptionnelle. À Munich, Spitz a remportĂ© toutes les Ă©preuves de sprint en nage libre et en papillon, le 4×100 m quatre nages ainsi que deux relais avec l’Ă©quipe AmĂ©ricaine. Son succĂšs et sa notoriĂ©tĂ© lui ont alors permis d’abandonner sa profession de dentiste pour assurer sa promotion et gĂ©rer son image. Il est devenu confĂ©rencier motivateur.

 

Quant aux neuf mĂ©dailles d’or, elles Ă©taient enfermĂ©es dans le coffre d’une banque de Los Angeles et il fallait dĂ©bourser beaucoup d’argent pour qu’il consente Ă  les montrer. Spitz avait une force hors du commun dans un bassin. Il possĂ©dait une souplesse incroyable qui lui permettait d’épouser l’eau et de s’y mouvoir avec beaucoup plus d’aisance que tous ces adversaires. De plus, Mark Spitz Ă©tait capable de provoquer d’époustouflants dĂ©marrages dans l’eau sans qu’il soit possible Ă  ses rivaux d’y faire face. Ce secret reposait sur une impressionnante condition physique, tĂ©moignage des longues heures passĂ©es dans un bassin Ă  l’entraĂźnement. C’était Ă©galement ce qui lui permettait de rapidement rĂ©cupĂ©rer et d’enchaĂźner les courses et les victoires. Mark Spitz a intĂ©grĂ© le Hall of Fame de la natation internationale dĂšs 1979.

 

Celui qu’on a surnommĂ© « Goldfinger » a envisagĂ© un come-back et s’est entraĂźnĂ© pour participer aux Jeux de Barcelone 1992. Peine perdue ou coup de bluff, on ne l’a pas vu sur les plots de la piscine de la capitale catalane. Reste que le record de Mark Spitz tiendra quarante ans, jusqu’Ă  l’avĂšnement d’un autre nageur AmĂ©ricain, Michael Phelps qui remporte six mĂ©dailles d’or Ă  AthĂšnes et bat ce record Ă  PĂ©kin 2008, quatre ans plus tard avec cette fois huit mĂ©dailles d’or. Spitz n’aurait sans doute pas goĂ»tĂ© de voir le jeune champion battre son record. De toute façon, il n’avait pas Ă©tĂ© invitĂ© et l’a fait savoir !

close

Voulez-vous recevoir chaque jeudi, nos articles de la semaine ?

Rien de plus simple, inscrivez-vous Ă  notre newsletter !