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TÉTHRIPPON et SYNORIS / Épreuves olympiques

Derrière ces noms se cachent les célèbres courses de chars. C’était un événement de nature sportive et religieuse majeure de l’Antiquité grecque, mais aussi l’Empire romain et byzantin, pratiqué dans le cadre de nombreux jeux panhelléniques. Les graves blessures et quelquefois la mort que ces courses pouvaient entraîner pour les participants, donnaient à l’épreuve une dimension spectaculaire. C’est ce qui contribua à son succès auprès du public.

 

Les courses de chars pouvaient être pratiquées et donc suivies par des femmes, qui étaient interdites dans les autres sports. Chaque char était tiré par deux à quatre chevaux. Les chars de compétition étaient conduits le plus souvent par des auriges. C’est à dire des pilotes payés par le propriétaire du char. Dans tous les cas de figure, c’est le propriétaire du char qui était récompensé.

 

C’est ainsi que de nombreux tyrans ont inscrit leur nom au palmarès des Jeux d’Olympie alors qu’ils n’étaient que spectateurs de la course.

 

Dans les courses de chars romains, les équipes représentaient différents groupes de propriétaires souvent concurrents pour obtenir les services de pilotes qualifiés. Aux Jeux olympiques, ainsi que dans les autres Jeux panhelléniques, il y avait à la fois des courses de chars à quatre chevaux (téthrippon) et à deux chevaux (synoris).

Un événement devenu très prisé

L’événement de course de chars a été ajouté pour la première fois aux Jeux olympiques en 680 avant J.-C. Avant des fouilles approfondies du site d’Olympie en 2008 on ignorait l’emplacement exact de l’hippodrome.

Selon les récits de Pausanias, qui a visité Olympie au IIe siècle de notre ère, il décrit le monument comme un «grand espace plat et allongé, d’environ 780 mètres de long et 320 mètres de large. L’hippodrome allongé était divisé longitudinalement en deux pistes par une barrière en pierre ou en bois, l’embolon.

Tous les chevaux ou chars ont couru sur une piste vers l’est, puis ont fait le tour de l’embolon et se sont dirigés vers l’ouest. Les distances varient selon l’événement. L’hippodrome était entouré de rives naturelles au nord et artificielles au sud et à l’est pour les spectateurs».

Des concurrents « habillés »

Une place spéciale était réservée aux héllanodices (illustration) du côté ouest de la rive nord. Le téthrippon se composait de douze tours autour de l’hippodrome, avec des virages serrés autour des poteaux à chaque extrémité. Divers dispositifs mécaniques ont été utilisés, y compris les portes de départ qui ont été abaissées pour débuter la course.

 

A la différence des autres épreuves antiques, dans les courses de chars, les concurrents n’étaient pas nus. Les coureurs portaient un vêtement à manches appelé xystis. Il tombait jusqu’aux chevilles et était attaché haut à la taille avec une ceinture unie. La course de chars déclina après la chute de l’Empire romain d’Occident, ne survivant que pour un temps dans l’Empire byzantin.

 

La course de chars antique, ancêtre direct de la course de chevaux attelés d’aujourd’hui, reste un sujet artistique populaire, notamment à travers les romans et les films comme Ben-Hur.

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