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Pékin ou la promesse de Jeux « verts et durables »

Le comité d’organisation de Pékin 2022 vient de publier un rapport concernant la durabilité, l’impact environnemental, le développement de la région hôte et l’offre d’une vie meilleure pour les populations riveraines. Selon son président Cai Qi, il démontre les « efforts fructueux pour organiser des Jeux verts ».

 

Le document de 132 pages est selon Cai Qi (à droite sur la photo) un document important.

Lors d’une conférence de presse, il a été dit que « Les Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022 sont les premiers Jeux à mettre pleinement en œuvre l’Agenda olympique 2020 en mettant l’accent sur la durabilité »

 

D’emblée, les membres du comité d’organisation (BOCOG) ont précisé que sur la zone de Pékin en particulier, six des sites qui seront utilisés pour les Jeux d’hiver de 2022 sont des «héritages» des Jeux olympiques d’été de 2008. Déjà en 2020, les organisateurs des Jeux avaient détaillés les progrès réalisés dans la mise en oeuvre de Jeux placés sous le sceau de l’écologie.

 

Ainsi, l’utilisation du dioxyde de carbone comme réfrigérant sur les sites de sports de glace permettent de réduire les émissions de carbone de 900 tonnes par rapport à un système de réfrigération traditionnelle. Le CIO est très attaché au concept de faibles émissions carbone.

Dès 2030, le Comité International Olympique (CIO) imposera aux comités d’organisation des Jeux Olympiques d’organiser des événements « climat positif ». C’est ainsi que Paris 2024 s’y est déjà engagé.

Qu’en est-il à Yanqing et Zhangjiakou ?

On sait qu’en dehors de Pékin où se déroulera la cérémonie d’ouverture et l’ensemble des sports de glace (patinage artistique, patinage de vitesse, short track, curling, hockey sur glace) et un peu de ski acrobatique et snowboard (Big Air), les Jeux seront répartis sur deux autres pôles.

 

Il y a Yanqing à 80 km de la capitale (ski alpin, luge, bobsleigh et skeleton) et Zhangjiakou à 200 km à l’ouest de Pékin. C’est là qu’auront lieu les épreuves de ski de fond, biathlon, saut à ski, combiné nordique et les autres compétitions de ski acrobatique et snowboard.

 

Au moment de la désignation de Pékin en 2015, des scientifiques avaient fait part de leurs inquiétudes quant à l’impact biologique des Jeux avec notamment le Centre national de ski alpin de Yanqing situé à proximité de la réserve naturelle nationale de Songshan.

Les organisateurs déclarent aujourd’hui que les plans du village olympique de Yanqing ont été ajustés pour permettre in situ la transplantation de 11.027 arbres vers des zones de conservation. Ils assurent également que 24.272 autres arbres ont été « transplantés dans une base de conservation ex situ ».

Enfin, ils affirment que plus de 600 nids artificiels ont été créés pour les oiseaux afin d’atténuer l’impact des constructions.

La neige artificielle en abondance

Comme cela avait déjà été observé à Sotchi 2014 et PyeongChang 2018, la dépendance à la neige artificielle à Yanqing (photo) et Zhangjiakou est indispensable. Plus facile à travailler que la neige naturelle, plus dense, la neige artificielle a l’avantage d’être équitable pour tous les athlètes participant aux Jeux.

 

Le rapport indique qu’environ 900.000 mètres cubes d’eau seront nécessaires à Yanqing de novembre 2021 à mars 2022 et 2 millions de mètres cubes à Zhangjiakou pour alimenter les 300 canons à neige qui fonctionnent en permanence pour maintenir un niveau d’enneigement suffisant.

Cela faisait dire récemment à la géographe Carmen de Jong, de l’Université de Strasbourg qu’« on pourrait aussi faire les JO sur la Lune ou sur Mars« .

Dans le rapport, les organisateurs font valoir que les canons sont actionnés par de l’électricité d’origine renouvelable et que l’eau retourne dans le sol après la fonte et qu’elle sert en circuit fermée à produire de la nouvelle neige.

Objectif déjà atteint

Enfin le rapport indique que l’organisation des Jeux à Pékin et dans sa région avait pour but d’inciter 300 millions de personnes à pratiquer les sports d’hiver « afin de développer la région hôte et d’offrir aux chinois une vie meilleure ». Cet objectif est déjà atteint. En 2020-2021, en dépit de la pandémie, 346 millions de chinois ont pratiqué les sports de glace et le ski.

 

Les présidents du Comité International olympique (CIO) et du Comité International paralympique (IPC) ont commenté le rapport. Pour le second, Andrew Parsons : « Nous avons des raisons de croire que l’organisation des Jeux de Pékin 2022 favorisera le développement durable dans les trois sphères – environnement, économie et société ».

 

Quoiqu’il en soit, s’il est difficile d’affirmer que les Jeux de Pékin 2022 seront les Jeux d’hiver les plus écolo de tous, ils auront au moins permis aux chinois de se préoccuper d’écologie et d’avoir fait progresser les technologies dans plusieurs domaines liés à la protection de la nature.

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