SAUT À SKI / Sport olympique (1924)

SAUT À SKI / Sport olympique (1924) Cette épreuve individuelle permet aux hommes d'empocher deux médailles aux Jeux lors de sauts

SAUT À SKI / Sport olympique (1924)

Cette épreuve individuelle permet aux hommes d’empocher deux médailles aux Jeux lors de sauts au petit tremplin qui a évolué de 70 à 125 m aujourd’hui, tandis que le grand tremplin passait de 90 à 140 m. En plus de cela, il existe une épreuve par équipe depuis Calgary 1988. Cette épreuve se disputait avec 4 équipiers jusqu’à Pékin 2022.

À partir de Milan Cortina 2026, elle se disputera avec seulement deux équipiers. Les concurrents bénéficient de deux sauts.

 

Les femmes ne disputent ce sport que depuis les Jeux de Sotchi 2014 et n’effectuaient jusqu’à présent qu’un saut depuis le petit tremplin. A partir des Jeux de Milan Cortina, les femmes à leur tour, saute depuis le grand tremplin.

 

À l’occasion des Jeux de Pékin 2022, une nouvelle épreuve de saut à ski mixte a vu le jour.

 

Une fois l’élan pris sur une pente enneigée ou revêtue de synthétique, sans aide, vient l’envol avec les skis joints et le corps mis en parallèle. Cette position a évolué avec le temps et les avancées techniques et matérielles. Désormais, c’est la position des skis en V (photo) qui prédomine.

 

La réception doit se faire en souplesse, les skis toujours joints en position télémark afin d’obtenir une note de style la plus élevée possible. La tâche est facilitée par la nature des skis, plus longs et plus larges que les planches traditionnelles de descente.

 

Un juge donne la note de style, tandis que l’on mesure la distance parcourue par le skieur entre le nez du tremplin et le point de chute. C’est l’addition des points marqués dans les deux figures qui déterminent le classement.

Discipline historique

Discipline olympique depuis l’origine des Jeux d’hiver, le saut à ski couronne presque toujours des Scandinaves. Ce sont eux qui font évoluer la discipline à la fin des années 1950 en plaçant leurs bras le long du corps pour gagner en aérodynamisme. Auparavant, les sauteurs à ski tendaient leurs bras en avant. D’ailleurs, la surface de la combinaison est un élément essentiel à la portance des sauteurs. C’est ainsi qu’à travers l’histoire de ce sport, des méthodes pas toujours réglementaires ont permis aux sauteurs d’aller toujours plus loin. 

 

Un temps, les sauteurs à ski avaient des problèmes de poids allant jusqu’à l’anorexie. La Fédération internationale de ski a réglementé la longueur des skis en fonction du poids des concurrents afin de corriger l’indice de masse corporelle. La dernière tricherie en date observée est plus curieuse encore. Considérant que plus la flottabilité en l’air est importante et plus le saut est long, des sauteurs ont procédé à des injections pour agrandir leur… pénis. Cette technique permet une surface de la combinaison plus importante, donc une portance plus grande. 

 

Si ce sont les Finlandais et les Norvégiens qui dominent la discipline, c’est un Suisse Simon Ammann qui est le plus médaillé avec 4 médailles d’or obtenues à Salt Lake City 2002 et Vancouver 2010 à égalité avec le Finlandais Matti Nykänen.

Chez les femmes, la toute première championne olympique est l’Allemande Carina Vogt, titrée à Sotchi 2014.

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