Ces combinaisons de saut à ski qui font débat
Ces combinaisons de saut à ski qui font débat Le règlement concernant les combinaisons de ski est très précis et établi
Ces combinaisons de saut à ski qui font débat
Le règlement concernant les combinaisons de ski est très précis et établi par la Fédération internationale de Ski et de Snowboard (FIS). En début de saison, chaque combinaison est mesurée sur les sauteurs de manière très précise. Quelques centimètres de tissus en plus pourraient faire gagner plusieurs dizaines de mètres.
Le saut à ski est un sport où la portance dans l’air est très importante. C’est même cela qui fait toute la différence entre les sauteurs, qui ont une technique comparable. On comprend dès lors qu’une combinaison plus large peut aider à aller plus loin. Le même phénomène se produit avec les combinaisons trop courtes, qui s’étirent pendant le saut et génèrent une portance plus importante.
L’année dernière, l’équipe norvégienne a été accusée d’avoir tenté de tricher en modifiant ses combinaisons avec du fil renforcé avant l’épreuve masculine de saut à ski sur grand tremplin des Championnats du monde de ski nordique à Trondheim.
Une enquête a été ouverte et les résultats de deux sauteurs ont été invalidés.
Depuis cette affaire, la FIS applique une tolérance zéro. C’est ainsi qu’en début de saison, deux nouveaux sauteurs norvégiens ont été disqualifiés, car, là encore, leurs combinaisons n’étaient pas conformes.
L’affaire de l’allongement du pénis
Cependant, il ne s’agit pas seulement d’équipements sportifs modifiés pour tricher, mais aussi d’un autre type de matériel. Selon le quotidien sportif espagnol Marca et le quotidien allemand Bild, certains sauteurs auraient eu recours à des injections d’acide hyaluronique dans le pénis avant les mesures de leurs combinaisons en début de saison afin d’obtenir une surface plus ample et ainsi voler plus loin.
La FIS a tenu à réagir à ce qu’elle considère comme une rumeur. Au moment où débutent les épreuves de saut à ski, l’instance dirigeante de ce sport entend mettre fin à une controverse qu’elle juge infondée. Elle rappelle que des tests, réalisés à l’aide de scanners corporels tridimensionnels, déterminent au millimètre près les dimensions des combinaisons que les athlètes utilisent en compétition pendant des mois.
Le règlement stipule que la combinaison doit épouser la morphologie de l’athlète avec une tolérance limitée, généralement comprise entre deux et quatre centimètres. Pourtant, des recherches ont mis en évidence la sensibilité des performances compte tenu de l’ajustement de la combinaison. D’après des modèles informatiques cités par des experts en biomécanique, chaque centimètre de tissu supplémentaire pourrait ajouter plusieurs mètres à un saut. On comprend pourquoi toute tentative de modification du volume corporel au moment du scan serait potentiellement avantageuse.
La FIS assure qu’elle a instauré des vérifications avant et après chaque saut, en intégrant des puces électroniques aux combinaisons et en améliorant les systèmes de mesure tridimensionnels. L’organisation estime que ce renforcement des procédures réduit la faisabilité de toute tentative de fraude systémique.
En dépit de cette polémique, le saut à ski, sport olympique depuis le début des Jeux d’hiver en 1924, reste un sport attrayant.
Des journalistes perdus dans la nature
Avec des sites répartis sur un territoire de 22 000 km2 et trois régions, les médias internationaux doivent adapter leur couverture à la dispersion des sites. Le télétravail et les nouveaux outils numériques déployés dans tout le nord de l’Italie sont là pour les y aider.
La presse internationale a dû faire évoluer son dispositif de couverture habituel pour des Jeux qui rompent avec la logique d’un centre opérationnel unique, comme c’était souvent le cas auparavant. En marge de la présence de journalistes sur les sites de compétitions pour commenter les principales épreuves, les déplacements en voiture souvent longs, le télétravail trouve ici une place presque prépondérante. C’est un scénario inédit, même si souvent ces dernières décennies, les Jeux se répartissaient entre secteurs urbains pour les épreuves sur glace et territoires de montagne pour les épreuves sur neige.
C’était notamment le cas à Vancouver 2010, Sotchi 2014, à Pékin 2022.
Le train prioritaire
Dans ces villes, les liaisons entre les sites étaient rapides, souvent reliées en train à grande vitesse, comme à Pékin. Cette fois, aucune ville ne concentre à elle seule l’activité olympique. Afin de réduire les temps de trajet, l’organisation s’appuie sur des liaisons ferroviaires et des navettes coordonnées entre les sites. L’objectif est de réduire les temps de trajet sur un vaste territoire et de permettre aux médias de combiner leur travail à Milan avec une présence sur le terrain dans les sites de montagne lorsque la demande éditoriale l’exige.
Selon les estimations du CIO, environ 3 000 journalistes sont accrédités et plus de 8 000 professionnels de l’audiovisuel couvriront les Jeux. C’est ainsi que le télétravail apparaît comme un outil précieux pour élargir la couverture. S’il facilite l’accès à l’information et atténue l’impact de la distance, il réduit également le contact direct avec les sites, les athlètes et leur environnement, un élément central de la pratique journalistique.
La star au rendez-vous
À 41 ans, Lindsay Vonn, la star incontestée de ces Jeux dans les Dolomites, sera bien au rendez-vous de la descente olympique aujourd’hui. Bien qu’elle souffre d’une rupture des ligaments croisés intérieurs lors d’une chute il y a une semaine à Crans-Montana, la championne américaine ne raterait la fête pour rien au monde.
Son essai, vendredi, s’est déroulé sans incident. « Je sais exactement qui je suis. J’ai été retraitée pendant six ans et j’ai une vie formidable. Je n’ai pas besoin de skier, mais j’adore skier. J’ai fait tout ce chemin pour ces derniers Jeux olympiques et je vais tout donner, ligament croisé antérieur ou pas. C’est aussi simple que ça », a-t-elle publié sur les réseaux sociaux samedi.