Des combinaisons taillées sur mesure
Des combinaisons taillées sur mesure Le saut à ski est un sport où la portance dans l'air est très importante. C'est
Des combinaisons taillées sur mesure
Le saut à ski est un sport où la portance dans l’air est très importante. C’est même cela qui fait toute la différence entre les sauteurs, qui ont une technique comparable. On comprend dès lors qu’une combinaison plus large peut aider à aller plus loin. Le même phénomène se produit avec les combinaisons trop courtes, qui s’étirent pendant le saut et génèrent une portance plus importante.
En 2025, l’équipe norvégienne a été accusée d’avoir tenté de tricher en modifiant ses combinaisons avec du fil renforcé avant l’épreuve masculine de saut à ski sur grand tremplin des Championnats du monde de ski nordique à Trondheim. Une enquête a été ouverte et les résultats de deux sauteurs ont été invalidés.
L’entrejambe scruté au scanner
À la veille des Jeux de Milan Cortina 2026, c’est une autre affaire qui va occuper le devant de la scène. Il n’est plus seulement question d’équipements sportifs modifiés pour tricher, mais… d’un autre type de matériel. Selon le quotidien sportif espagnol Marca et le quotidien allemand Bild, certains sauteurs auraient eu recours à des injections d’acide hyaluronique dans le pénis avant les mesures de leurs combinaisons en début de saison afin d’obtenir une surface plus ample et ainsi voler plus loin.
La FIS a tenu à réagir à ce qu’elle considère comme une rumeur. L’instance dirigeante de ce sport entend mettre fin à une controverse qu’elle juge infondée. Elle rappelle que des tests, réalisés à l’aide de scanners corporels tridimensionnels, déterminent au millimètre près les dimensions des combinaisons que les athlètes utilisent en compétition pendant des mois.
Le règlement stipule que la combinaison doit épouser la morphologie de l’athlète avec une tolérance limitée, généralement comprise entre deux et quatre centimètres. Pourtant, des recherches ont mis en évidence la sensibilité des performances compte tenu de l’ajustement de la combinaison. D’après des modèles informatiques cités par des experts en biomécanique, chaque centimètre de tissu supplémentaire pourrait ajouter plusieurs mètres à un saut. On comprend pourquoi toute tentative de modification du volume corporel au moment du scan serait potentiellement avantageuse.
La FIS assure qu’elle a instauré des vérifications avant et après chaque saut, en intégrant des puces électroniques aux combinaisons et en améliorant les systèmes de mesure tridimensionnels. L’organisation estime que ce renforcement des procédures réduit la faisabilité de toute tentative de fraude systémique.