LAVILLENIE Renaud (1986) France
LAVILLENIE Renaud (1986) France 🟡1 ⚪️1 L’image de Renaud Lavillenie en pleurs sur le podium des Jeux de Rio 2016 (ci-dessous) fera
LAVILLENIE Renaud (1986) France
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L’image de Renaud Lavillenie en pleurs sur le podium des Jeux de Rio 2016 (ci-dessous) fera le tour du monde. L’athlète ne sanglote pas parce qu’il a perdu la finale, mais parce que le public le conspue en raison de déclarations incendiaires dans la presse brésilienne du jour. Il faut dire que la veille, opposé au Brésilien Thiago Braz da Silva, le public siffle lors de son dernier essai qui lui aurait permis de peut-être remporter le titre. Sans doute déstabilisé, il échouera.
Dans la foulée, il compare maladroitement ces sifflets à ceux qu’avait reçus Jesse Owens dans le stade de Berlin 1936.
Le soir, lors de la remise des médailles, le public lui fait payer ses déclarations. Pourtant, le jeune champion français ne méritait pas une telle bronca.
Palmarès exceptionnel du saut à la perche mondial : champion olympique à Londres en 2012, triple champion du monde en salle, vice-champion du monde en plein air, vainqueur de sept Ligues de Diamant, et surtout détenteur du record du monde avec un bond à 6,16 m à Donetsk sous les yeux de Sergueï Bubka, l’ancien détenteur avec 6,15 m. Lavillenie est très apprécié de ses adversaires avec lesquels il aime plaisanter pendant les compétitions.
Un champion exceptionnel en manque de reconnaissance
À noter qu’en 2013, Renaud Lavillenie n’a pas reçu la Légion d’honneur, comme les autres médaillés d’or des Jeux de Londres considérant « qu’il ne remplissait pas toutes les conditions pour cela ». En fait, responsable d’un accident de moto quelques années plus tôt, il n’avait pas un casier judiciaire vierge.
Son record du monde l’année suivante a finalement tout effacé et le perchiste était bien récipiendaire en 2014, ce qui était largement mérité !
De nouveau tête d’affiche de la délégation tricolore à Tokyo 2020, Renaud Lavillenie pouvait encore prétendre à la médaille d’or à 35 ans. Il était d’ailleurs le favori masculin pour le rôle de porte-drapeau du sport français au Japon. Une fois encore, le sort a désigné un autre athlète : le gymnaste Samir Ait-Said. Quant à la compétition, elle tourne au fiasco. Qualifié pour la finale, il ne réussit pas à franchir plus de 5,70 m et il termine huitième de la finale. Sur la plus haute marche, on trouve celui pour lequel il a longtemps été un modèle : Mondo Duplantis.
La saison 2024 sera encore une saison noire. Il ne parvient pas à se qualifier pour les Jeux de Paris 2024 en dépit de nombreuses tentatives pour y parvenir.
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