HÉRITAGE OLYMPIQUE

HÉRITAGE OLYMPIQUE On appelle "héritage olympique" toutes les bénéfices à long terme que les Jeux olympiques offrent à une ville hôte,

HÉRITAGE OLYMPIQUE

On appelle « héritage olympique » toutes les bénéfices à long terme que les Jeux olympiques offrent à une ville hôte, à ses habitants et au Mouvement olympique. On en mesure les effets généralement après la manifestation olympique. Néanmoins cet héritage peut profiter à tous ceux-là dès lors que les infrastructures, notamment, le patrimoine matériel est réalisé bien en amont des Jeux eux-mêmes. Mais l’héritage olympique peut-être tout autant immatériel. Faire d’un pays, une nation sportive, à l’occasion de l’organisation des Jeux est également un héritage.

 

Aujourd’hui, l’héritage est devenu un domaine essentiel pour des Jeux. On attend de plus en plus qu’ils apportent une valeur sociale et environnementale au-delà de l’événement lui-même.

 

A Londres 2012, une friche industrielle transformée en Parc olympique

L’importance de l’héritage est particulièrement soulignée dans la Règle 2.14 de la Charte olympique et par les recommandations de l’Agenda olympique 2020, la précédente feuille de route stratégique du CIO.

 

Pour établir cette stratégie, le CIO s’est appuyé sur les villes qui ont accueilli les Jeux olympiques, quelques Comités nationaux olympiques et de Fédérations internationales et de nombreux autres experts.

Un patrimoine toujours bien vivant

Le site de canoë-kayak d’Athènes 2004 abandonné après les Jeux

Le patrimoine matériel offre ainsi un aperçu de ce que les Jeux transmettent aux générations futures. On a longtemps considéré que les Jeux olympiques étaient de nature à produire des « éléphants blancs » des infrastructures qui ne servaient plus une fois les Jeux terminés et une fois les délégations parties.

 

À ce titre, il existe un mauvais élève, la ville d’Athènes a abandonné de nombreux sites olympiques après les compétitions (photo).

 

Toutefois, une étude réalisée en 2019 passe en revue 923 sites olympiques où se sont déroulés des compétitions, des cérémonies, les villages des athlètes entre Athènes 1896 et Pyeongchang 2018, soit 51 éditions des Jeux.

 

Pendant cette période, 817 sites permanents et 106 installations temporaires ont été construits. Or, il s’avère que le résultat est saisissant et tord le cou aux idées reçues. C’est ainsi que 85% des sites sont toujours utilisés, pour le sport ou une autre activité. Le reste, soit 15%, concerne des équipements ayant été rasés du décor (11%), inactifs ou abandonnés (4%).

Encore mieux en 2025

Quatre ans après les Jeux, le site de canoë en eaux vives de Tokyo est devenu un lieu de divertissement public

Après les Jeux de Tokyo 2020 et jusqu’au Jeux de Pékin 2022, le CIO a mis à jour son précédent rapport sur les sites utilisés lors des Jeux olympiques et des Jeux d’hiver, indiquant que 86 % des 982 sites permanents ayant accueilli des épreuves de remise de médailles, des cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi que des villages olympiques lors de 53 éditions des Jeux, d’Athènes 1896 à Pékin 2022, sont toujours en service.

 

Les 33 sites des Jeux de Tokyo 2020 (photo) et les 16 sites des Jeux d’hiver de Pékin 2022 sont toujours opérationnels.

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