Un héritage olympique pour le bien de tous
Un héritage olympique pour le bien de tous L'héritage des Jeux olympiques doit être tout autant bénéfique à la santé, à
Un héritage olympique pour le bien de tous
L’héritage des Jeux olympiques doit être tout autant bénéfique à la santé, à l’inclusion et à l’activité physique quotidienne qu’au cadre de vie de ses habitants. À la veille des Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026, le CIO a tenu à rappeler ce principe directeur.
On a souvent tendance à considérer que l’héritage des Jeux olympiques, ce sont de nouveaux stades, de nouveaux aménagements urbains, de voies de circulation plus confortables et parfois plus rapides. Pourtant, le CIO, plus encore ces derniers mois, tient à rappeler que l’héritage des Jeux doit être avant tout, et peut-être même principalement, social. À travers ce concept, l’organisation mondiale du sport vise un objectif : construire une société plus active, plus saine et plus inclusive. Selon le CIO, la sédentarité a un impact direct sur la santé publique.
Le projet du CIO exposé à la veille des Jeux d’hiver de Milan Cortina 2026 ambitionne de générer un changement durable dans les habitudes quotidiennes. Il vise prioritairement les populations de toute l’Italie où se dérouleront les compétitions à partir du 6 février prochain, mais le message a une portée universelle.
L’Italie se pose en modèle
S’agissant de la cible prioritaire du moment, la population italienne, la stratégie s’articule autour d’un réseau de plus de 70 initiatives déjà déployées à travers le pays. Cela commence avec des programmes éducatifs auprès des jeunes, jusqu’à des actions en entreprise, en passant par des projets communautaires dans les régions alpines. L’objectif commun est d’intégrer l’activité physique au quotidien, quels que soient l’âge, le milieu social ou le lieu de résidence.
L’Italie aborde ce moment avec un soutien institutionnel important. En 2023, le Parlement a approuvé à l’unanimité une réforme constitutionnelle reconnaissant la valeur éducative, sociale et psychophysique du sport (photo), un cadre qui se traduit aujourd’hui en politiques concrètes, accélérées par l’organisation des Jeux.
Dans le domaine de l’éducation, des programmes comme GEN26 touchent déjà plus de deux millions d’élèves en Italie. Il promeut des habitudes saines et intègre l’activité physique dans le quotidien scolaire. Dans ce cadre, une initiative comme « Walking the Games » a mobilisé près de 11 000 élèves. Ils ont parcouru collectivement plus de 1,3 million de kilomètres, renforçant ainsi le lien entre éducation, activité physique et valeurs olympiques.
Parallèlement, des initiatives ciblant les entreprises et les administrations publiques encouragent des environnements de travail plus actifs. Les salariés sont invités à se mouvoir davantage, à disposer d’habitudes plus saines et tendre vers le bien-être au travail. Les premiers résultats font état d’améliorations de la qualité de vie, du climat organisationnel et de la productivité dans tous les secteurs.
Une vision, des aménagements
Dans son ensemble, l’approche du CIO positionne les Jeux de Milan-Cortina 2026 comme bien plus qu’un simple événement sportif. Le projet est conçu de façon à impulser un changement structurel. Le sport agit comme un catalyseur pour la santé, la cohésion sociale et la qualité de vie.
Cette vision veille également à ce que le lieu de résidence ne soit pas un obstacle à la pratique sportive. C’est d’autant plus vrai dans les régions de montagne où la saisonnalité limite l’accès à l’activité physique tout au long de l’année. Des gymnases ont ainsi été aménagés. Dans les villes, la stratégie est complétée par la transformation des espaces publics afin de faciliter les déplacements quotidiens et l’utilisation du sport par la communauté comme outil d’intégration sociale.
Souhaitons que le message se poursuive bien au delà de la période olympique. La France en est la triste illustration. Les moyens donnés à la pratique sportive avant les Jeux ont fait les frais des coupes budgétaires une fois les lampions éteints.