Le CNOSF déterre la hache de guerre

Le CNOSF déterre la hache de guerre Le Comité national français (CNOSF) vient d'indiquer que le ministère des Sports entendait réduire

Le CNOSF déterre la hache de guerre

Le Comité national français (CNOSF) vient d’indiquer que le ministère des Sports entendait réduire sa subvention annuelle de 9,4 millions d’euros à 2,4 millions d’euros l’année prochaine. C’est 75% de moins que prévu et c’est surtout près de 30 % de son budget de fonctionnement annuel total.

 

« La décision de réduire le budget du CNOSF d’environ 7 millions d’euros en milieu de cycle budgétaire est brutale, incompréhensible et inacceptable », fait savoir l’organisation française du sport. « Cette réduction drastique met en péril, à court terme, les engagements déjà pris » déclare le CNOSF.

 

Le CNOSF avertit que cette baisse très  importante de son financement pourrait compromettre l’héritage des Jeux olympiques de Paris 2024 et perturber la préparation du pays aux futurs événements internationaux.

La menace de réduire les évènements multisports

L’organisation fait savoir que la France pourrait se retirer d’événements majeurs pour la jeunesse en 2025 comme les Jeux mondiaux de Chengdu et le Festival olympique de la jeunesse européenne en Macédoine du Nord.

Le comité a également averti qu’il pourrait être contraint de revoir à la baisse ses projets pour les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, ce qui pourrait réduire la taille de la délégation française et son encadrement.

 

Depuis 2023, le CNOSF fonctionne dans le cadre d’une convention de performance avec le ministère des Sports, qui lui alloue un montant annuel stable de 9,4 millions d’euros, un montant inchangé depuis plus de dix ans. Le comité a indiqué que son budget 2025, approuvé en janvier, reposait sur l’hypothèse du maintien de ce financement.

 

Le gouvernement français est actuellement sous pression pour réduire les dépenses publiques. Le ministère des Sports lui-même est confronté à une réduction budgétaire globale d’environ 100 millions d’euros en 2025. Le CNOSF affirme qu’il lui est demandé d’absorber une part disproportionnée de ces réductions.

CNOSF engage une bataille de tranchée

Le président du CNOSF, David Lappartient, (photo) a critiqué la gestion du dossier par le gouvernement, affirmant qu’aucun financement n’avait encore été décaissé pour 2025, alors que 70 % des fonds étaient dus fin avril. « Inacceptable ! » a-t-il déclaré. « Nous n’avons pas encore vu le premier euro ».

David Lappartient ne souhaite pas prolonger son mandat à la tête du CNOSF comme il l’a toujours indiqué. L’ancienne ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castera est en lice pour lui succéder dans les prochaines semaines.

 

Le CNOSF a également remis en question le calendrier de la visite prévue de l’actuelle ministre des Sports, Marie Barsacq, à un rassemblement d’athlètes français la semaine prochaine. Il qualifie cette venue d’« inopportune » compte tenu de la crise financière.

 

Le CNOSF envisage une action en justice, arguant que le gouvernement manque à ses obligations contractuelles. Il exhorte le gouvernement à changer d’avis.

Il avertit que le manque de financement pourrait affecter les opérations bien au-delà de l’année prochaine et impacter la préparation des futurs Jeux, notamment ceux de Los Angeles 2028 et ceux des Alpes françaises 2030.

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