Le temps de l’envol pour les Alpes-Françaises
"Plus de temps à perdre": l'envol est arrivé pour les Alpes françaises 2030 Le Comité d’Organisation des Jeux olympiques et paralympiques
« Plus de temps à perdre »: l’envol est arrivé pour les Alpes françaises 2030
Le Comité d’Organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030 (COJOP) a reçu l’équipe exécutive du Comité international olympique (CIO) en charge de l’analyse du projet pour les Jeux d’hiver 2030. Si le projet est bien sur les rails, il n’y a plus de temps à perdre, indique le président de la commission, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant.
Depuis, l’automne dernier, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant est vice-président du CIO. Le Belge, qui a orchestré au nom de l’organisation mondiale du sport les Jeux de Paris 2024, vient de reprendre du service en France. Il est de nouveau à la tête d’une commission de coordination, mais cette fois c’est celle des Alpes françaises 2030.
Cette semaine à la tête d’une délégation exécutive de la commission, il a fait le tour de l’ensemble des sites afin de mesurer les travaux à réaliser d’ici février 2030. Si dans l’ensemble, Beckers-Vieujant s’est montré confiant, il n’hésite pas à dire que le temps presse.
Dans une interview au journal L’équipe, il est même direct « on est dans la dernière ligne droite, c’est le message du CIO, il faut travailler en équipe, dès maintenant. On n’a pas le temps de tergiverser. Il faut que les représentants du mouvement sportif, tous les acteurs de l’État et des collectivités deviennent une équipe tout de suite ».
Lors de sa visite, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant (anorak bleu) était accompagné d’Edgar Grospiron, président des Alpes françaises 2030, Damien Robert, directeur général de la Solideo et Christophe Dubi, le directeur des Jeux olympiques, Michel Barnier, le chargé de mission du CIO et des représentants des régions AURA et PACA (photo). Une équipe restreinte afin de se parler efficacement et prendre très vite les décisions les plus urgentes.
Un chantier d’à peine 4 ans et demi
Si on a coutume de dire que les Jeux d’hiver dans les Alpes françaises 2030 se dérouleront dans 5 ans, il ne reste en réalité que 4 ans et demi pour tout accomplir. L’ensemble des sites sportifs devront être opérationnels d’ici le début 2029, date à laquelle seront programmés les épreuves-tests. La délégation a donc visité Nice, Briançon, Montgenèvre, Courchevel, Le Grand-Bornand, Serre Chevalier, la Clusaz au pas de course afin de tout voir et surtout tout évaluer. Il s’agit non seulement de bâtir une proposition olympique et paralympique cohérente avec les territoires, mais également soucieuse de son héritage.
On le voit, l’une des premières missions du COJOP, c’est d’établir la carte des sites définitives afin de déterminer les lieux à aménager. L’autre urgence, c’est choisir les sports additionnels afin de savoir quels types de structures sont nécessaires pour les accueillir.
En attendant, l’ancien président de la commission de coordination de Paris 2024 sait mieux que quiconque que le temps presse : « Ce que l’on a pu se permettre dans un projet de sept ans, avec un an ou deux pour se mettre en route et se renifler un petit peu, ici on ne peut pas. Heureusement, il y a toute l’expertise des Jeux de 2024 qui permet de compresser le temps un peu plus et d’être dans le dur. Je suis très satisfait de voir qu’à Nice, Briançon Montgenèvre et ici (saut à ski de Courchevel), on a conscience de cela… ça rend les choses compliquées mais tout le monde le comprend et ça me rassure ».
En clair, les responsables des Jeux vont devoir s’entendre sur ce qui est nécessaire pour ces Jeux olympiques et qui le soit également demain pour les habitants de la région et ceux qui viendront en profiter. Et Pierre-Olivier Beckers-Vieujant de conclure « Je peux tout à fait soutenir le besoin de faire ces travaux mais ce sont des travaux importants et il faut qu’il y ait un héritage lourd et concret. C’est quelque chose qui est présent à l’esprit du CIO ».