… et la ville organisatrice des Jeux de 2036 est…

Depuis, le nouveau mode de désignation des villes olympiques très en amont de l’événement, les villes n’hésitent pas à faire connaître leurs ambitions olympiques de nombreuses années à l’avance. Plusieurs d’entre elles montrent déjà leur intérêt pour 2036. La procédure qui voulait qu’une ville soit élue 7 ans à l’avance a volé en éclat. Qui sait si l’hôte des Jeux de 2036 ne sera pas connu l’an prochain ou dans deux ans ?

 

Être ville candidate à l’organisation des Jeux olympiques impose désormais de l’opportunisme. C’est ainsi que Jakarta est la première ville qui se soit manifestée pour 2036. La ville indonésienne avait un projet pour 2032, il a été balayé au printemps au profit de Brisbane. C’est probablement parce que la ville du Queensland avait été la première en lice et qu’elle possédait la plupart infrastructures nécessaires qu’elle l’a emporté… La création d’une commission des Futurs Hôtes, à l’initiative du vice-président australien du CIO John Coates n’a fait que faciliter ce choix. De nombreuses villes candidates pour 2032 en ont été frustrées.

 

Autre candidature déjà évoquée, celle jumelée de Berlin et Tel-Aviv qui peut apparaître très séduisante. Berlin a les stades (photo ci-dessus du stade entièrement restructuré de Berlin 1936), Tel-Aviv a la mer pour les épreuves de voile ou encore les sports contemporains. Sur le plan politique, ce projet permettrait d’effacer définitivement les affres des Jeux de Berlin 1936, 100 ans auparavant. Les deux villes vont tenter d’avancer autour de cette idée.

Les russes se positionnent à leur tour

Pour 2036, voilà que les russes pourtant sous le coup d’une interdiction de disputer les Jeux de Tokyo 2020 et ceux de Pékin 2022 sous leur bannière après les affaires de dopage, annoncent leur intention d’être candidats.

Selon, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov qui recevait récemment les médaillés du ROC, des villes russes commencent à s’intéresser aux Jeux de la 36ème olympiade.

 

Saint Petersbourg et Kazan sont les premières à sortir du bois, mais d’autres villes pourraient suivre. L’une et l’autre possèdent déjà des équipements sportifs de premier plan.

 

S’agissant de Kazan pour ne prendre que cet exemple, la ville dispose une Arena (photo) qui a accueilli la Coupe du Monde de foot, une piscine internationale où a été organisé un championnat du monde 2017, un stade de basket de 8000 places, un hall d’escrime ayant également organisé un championnat du monde 2013 et cerise sur le gâteau, un stade d’aviron avec une immense tribune.

Quant aux épreuves nautiques, elles pourraient être organisées sur la Volga qui baigne la ville sur 10 km de long et 4 km de large.

 

Une chose est sûre, la priorité du CIO sera d’accorder les Jeux aux villes qui disposent d’un maximum d’équipements. L’autre aspect important sera de respecter l’environnement, un des piliers de l’olympisme. A ce titre l’exemple de Pékin 2022 comparé à Pékin 2008 est remarquable.

 

Les Jeux de 2036 sont dans 15 ans mais déjà les appétits s’aiguisent. Nul doute que le dossier est loin d’être clos et que dans les prochains mois, d’autres villes pourraient se positionner notamment toutes celles déçues par la procédure de 2032 : Doha au Qatar, Bombay en Inde, Budapest en Hongrie ou les villes chinoises de l’intérieur Chengdu et Chongqing.

Et les Jeux d’hiver de 2030 ?

Si on connaît la ville qui organisera les Jeux d’été de 2032 – Brisbane – on ne sait rien de celle qui organisera les Jeux d’hiver de 2030. La procédure n’est toujours pas lancée. En attendant, plusieurs villes ont fait connaître leur intérêt. Vancouver au Canada, Barcelone en Espagne, Salt Lake City, Denver aux États-Unis, Sapporo au Japon sont celles qui semblent les mieux armées pour se porter candidates quand la procédure sera engagée. Presque toutes ont déjà organisé les Jeux olympiques d’hiver et disposent des équipements nécessaires. Il semble que Salt Lake City (photo) qui a organisé ceux de 2002 et qui possède des équipements de pointe partirait avec une longueur d’avance.

A ce titre, Barcelone part avec un handicap, puisqu’elle n’a jamais organisé les Jeux d’hiver. Toutefois les catalans entendent jumeler leur candidature avec le massif des Pyrénées pour lequel des stations andorranes sont en pôle. Quant au projet privé Québec 2030 mené par un homme d’affaire, il a été balayé par le maire qui ne veut même pas en entendre parler.

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