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Québec 2030 est né

Maintes fois évoquée depuis l’échec cuisant de 2002, l’idée d’une nouvelle candidature de Québec aux Jeux d’hiver de 2030 fait de nouveau surface. Néanmoins, le maire de la ville Régis Labeaume a de nouveau été balayée ce projet ces dernières heures. « On n’est pas là puis on n’y sera pas. Ça vient de finir ici. » a t-il dit à ceux qui lui posaient la question après l’offensive de l’homme d’affaire québécois, Mark Charest.

Charest lui, y croit ! Il vient de confirmer avoir créé un comité « Québec 2030 ». Il aurait eut des discussions encourageantes avec le Comité olympique canadien et il espère maintenant que des entreprises de la région s’embarquent dans l’aventure. Il vient pour cela de créer un site internet. Il espère aussi le soutien populaire des habitants (photo ci-dessus aux plaines d’Abraham en 2002) sans quoi aucune candidature n’est envisageable.

 

Pour Charest le contexte a bien changé depuis la candidature déchue de Québec 2002 où la Belle Province n’avait obtenu que 7 voix face à la candidature « corrompue » de Salt Lake City. Québec a toujours les mêmes atouts. Une ville hivernale où toutes les infrastructures sportives se trouvent à proximité. Une ville dans laquelle s’est ajouté récemment le Centre Vidéotron, un palais omnisports de 20.000 places et le nouveau Centre des glaces qui peut accueillir le patinage sous toutes ses formes.

 

Autre signe encourageant, les prochains Jeux d’hiver vont se dérouler en Asie (Pékin 2022) et ceux de 2026 en Europe (Milan-Cortina 2026). Pour Charest, une candidature américaine aurait du sens. D’ailleurs Salt Lake City, encore elle, envisage de nouveau une candidature.

Mais c’est surtout l’agenda olympique 2020 qui encourage Mark Charest. Québec a un problème de taille. L’absence d’une montagne qui peut accueillir les épreuves de descente, ou même encore une piste de bobsleigh et de luge, voire des tremplins de saut à ski. Ces équipements seraient à construire.

Et justement, grâce au nouveau dispositif, le CIO a ouvert la porte à des candidatures conjointes de plusieurs villes. Or Vancouver a elle aussi des velléités de candidature. « Québec pourrait très bien être hôte avec Vancouver, par exemple » imagine Charest qui voit dans la candidature de Québec un simulateur pour l’économie locale après la pandémie.

L’ennui c’est que près de 5000 km séparent les deux villes, c’est autant que de New York à San Francisco. C’est la largeur du continent Nord-américain.
Voilà pourquoi d’autres voix estiment qu’il vaudrait mieux tenter de réaliser les Jeux au sein même de la Belle Province, mais pas tout de suite, en se donnant le temps de trouver ou construire les sites nécessaires.

 

En attendant, Charest fait avancer son projet. Il a estimé le budget à 6 milliards de dollars canadiens, soit 3,88 milliards d’euros. Ce serait le plus petit budget depuis Turin 2006 selon lui.

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