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Vancouver et Barcelone-Pyrénées lorgne sur 2030

Lors du dixième anniversaire des Jeux de Vancouver 2010 en début d’année, une conseillère municipale, Melissa De Genova avait évoqué le projet d’étudier une nouvelle candidature aux Jeux d’hiver pour 2030.
Les discussions avaient été remise à plus tard en raison de la crise sanitaire, mais cette semaine, la conseillère a pu présenter son projet.

Partant du principe que les Jeux d’hiver de 2010 à Vancouver (notre photo) ont permis la création de plusieurs milliers d’emplois et environ 80 millions de recettes fiscales supplémentaires, elle pense qu’une nouvelle candidature peut être envisagée.
Il va falloir obtenir tout d’abord l’accord des populations, avoir l’aval du Comité olympique canadien, puis celle de l’état canadien, et au final être sur la ligne de départ pour tenter de convaincre le Comité International Olympique (CIO).

 

Pour l’heure, Sapporo au Japon, qui a organisé les Jeux d’hiver de 1972, Salt Lake City aux Etats-Unis qui avait accueilli les Jeux d’hiver très controversés de 2002 ou Denver qui avait dû renoncer à organiser les Jeux d’hiver de 1976 alors qu’elle avait été désignée, voire encore Barcelone-Pyrénées seraient sur la ligne de départ.

 

Le projet de Barcelone repose en partie sur l’héritage des Jeux d’été de Barcelone 1992 et sur les infrastructures sportives construites pour l’occasion qu’il faudrait réaménager.
Mais l’originalité du projet est construit principalement sur l’organisation des Jeux d’hiver au sein du Massif des Pyrénées qui n’a jamais été invité à la fête olympique.
Le problème des espagnols en dehors des querelles entre la Généralité de Catalogne, celle d’Aragon sur l’implantation des sites supposés pour l’organisation des Jeux, c’est que de nombreux équipements nécessaires sont absents sur les deux territoires. Or, aujourd’hui, un projet olympique ne se mesure plus à l’aune de la construction d’infrastructures qui demain ne serviraient à rien. Il repose au contraire sur la capacité de disposer après les Jeux d’un héritage pour les populations.

 

S’il est acquis que Barcelone n’aura pas de gros investissements à faire pour mettre à jour le Stade de Montjuich et le Palau San Jordi où se déroulerait le patinage artistique et le patinage de vitesse de courte piste, d’autres investissements pour les autres épreuves comme le hockey sur glace, le curling restent à réaliser ou à réaménager.

Mais ce sont les sports de glisse comme le ski et notamment ses formes contemporaines (ski acrobatique et snowboard), le bobsleigh, la luge, le saut à ski qui posent le plus de problème.

Les stations pyrénéennes sont adaptées à la pratique familiale des sports d’hiver, mais elles ne sont pas équipées pour l’accueil des Jeux d’hiver. De lourds investissements seraient nécessaires et l’heure n’est plus à de tels projets.

Voilà qui faisait dire à Juan Antonio Samaranch Jr, vice-président du CIO mais d’abord, barcelonais, « Construisez simplement des infrastructures qui ont du sens pour la communauté. S’il y a de la volonté et une entente de la part de tous, c’est un jeu qui vaut la peine d’être tenté« . Et de mettre en garde les promoteurs du projet contre la tentation d’imaginer des choses irréalistes. Il faut dire que Samaranch Jr connaît le sujet par cœur, il préside la commission d’évaluation des Jeux de Pékin 2022.

 

Voilà pourquoi la candidature de Barcelone-Pyrénées pour 2030 semble prématurée et que les catalans pourraient davantage se positionner pour 2034, voire 2038.

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