JEUX MONDIAUX – IWGA

JEUX MONDIAUX (The World Games) - IWGA À la différence des Jeux olympiques, les Jeux mondiaux rassemblent tous les sports qui

JEUX MONDIAUX (The World Games) – IWGA

À la différence des Jeux olympiques, les Jeux mondiaux rassemblent tous les sports qui ne sont pas olympiques. C’est une différence essentielle, mais c’est pratiquement la seule. Il a même été envisagé un temps de transformer ces Jeux mondiaux en Jeux olympiques alternatifs afin de permettre l’intégration de nouveaux sports dans le programme officiel des Jeux olympiques qui comptent déjà 31 sports.

 

Excepté la différence évoquée plus haut, les Jeux mondiaux ressemblent très fortement à sa grande sœur olympique.

Ils se déroulent tous les quatre ans depuis 1981, dans une ville hôte. La dernière fois, c’était à Chengdu en Chine en 2025 après Birmingham (Alabama / États-Unis) en 2022 (les Jeux mondiaux ne s’étaient pas déroulés en 2021 comme convenu à cause de la crise sanitaire).
4 000 athlètes d’élite y participent, c’est presque trois fois plus que lors de la première édition à Santa Clara aux États-Unis qui avaient rassemblé 1400 participants. Les athlètes s’affronteront dans une trentaine de disciplines, soit beaucoup plus que les 15 sports d’origine.

 

Comme tout grand rassemblement sportif international, une Cérémonie d’ouverture et de clôture ponctue le début et la fin de la manifestation. Enfin, les Jeux mondiaux ont une mascotte.

 

On le voit, toute ressemblance avec une organisation existante n’a rien de fortuit.

Organisation autonome ?

Il existe néanmoins une différence de taille. Ce n’est pas le Comité international olympique (CIO) qui est promoteur de l’événement, mais l’Association internationale des Jeux mondiaux (International World Games Association – IWGA). Cette instance, présidée par l’Espagnol José Perurena, est reconnue par le CIO. D’ailleurs, Pererena est membre du CIO depuis 2011.
On le voit, si les Jeux mondiaux sont autonomes, ils bénéficient néanmoins de l’aura de l’organisation mondiale du sport.

Laboratoire du CIO ?

D’ailleurs c’est tout sauf un hasard si certains sports présents aux Jeux mondiaux sont devenus des disciplines olympiques par la suite. On pourrait parler d’une sorte de laboratoire.
C’est ainsi que le badminton et le baseball sont devenus sports olympiques en 1992, même chose pour le beach-volley en 1996, que l’haltérophilie féminine, le taekwondo, le triathlon et le water-polo féminin sont entrés aux Jeux à partir de 2000, que le rugby à 7 est désormais discipline olympique depuis 2016.

 

Parmi les sports officiels, on retrouve des disciplines qui ont été sports additionnels aux Jeux olympiques, comme le bowling, le breaking, le canoë-kayak (photo), l’escalade, le karaté, le rink-hockey, le tir à la corde ou le ski nautique ou le squash.

Aujourd’hui de nouvelles disciplines viennent compléter le programme et peuvent s’apparenter à des sports du futur, comme la course de drones, le roller de vitesse, le wakeboard, etc.

Pas de gigantisme

À la différence des Jeux olympiques, les disciplines incluses aux Jeux mondiaux doivent s’adapter aux infrastructures présentes dans la ville hôte, aucune nouvelle infrastructure ne doit être construite pour les jeux.

 

Enfin, dernier détail, mais il n’est pas sans importance. À la différence des Jeux olympiques largement dominés par les États-Unis depuis l’origine, ce sont deux nations européennes qui dominent les Jeux mondiaux : l’Italie et l’Allemagne. Elles y ont obtenu plus de 450 médailles, dont un tiers en or. Les États-Unis n’arrivent qu’au 3e rang, la France est 5e avec 351 médailles, dont 114 en or.

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