Essentiel J -3 : Perte d’influence de la France au sein du CIO ?
Il y a peu, la France comptait quatre membres au sein du Comité international olympique. Deux ont quitté l'institution :
Il y a peu, la France comptait quatre membres au sein du Comité international olympique. Deux ont quitté l’institution : Jean-Claude Killy atteint par la limite d’âge fixée à 73 ans mais qui reste membre honoraire et Tony Estanguet arrivé au terme de son mandat de 8 ans au sein de la commission des athlètes. Estanguet qui n’assistera pas aux Jeux de Pékin 2022 d’ailleurs après avoir contracté le Covid. Il regardera les Jeux à la télévision.
Il ne reste plus que 2 membres français au sein du CIO : Guy Drut, membre depuis 1996 et Jean-Christophe Rolland, fraîchement réélu à la tête de la Fédération Internationale d’aviron (World Rowing) et membre depuis 2017.
Fourcade candidat
A l’occasion des Jeux de Pékin 2022, les athlètes éliront deux nouveaux membres au sein de la commission des athlètes. La France présente la candidature de Martin Fourcade qui a mis un terme à sa carrière de biathlète en 2021. Il est l’un des 16 sportifs mondiaux en compétition.
Seulement voilà, si la candidature de Fourcade est légitime, elle se heurte à un problème de taille, l’influence de sa discipline au regard d’autres plus importantes. C’est ainsi par exemple que les skieurs comptent 100 votants de plus que les biathlètes. Le champion le constate sans amertume, mais avec inquiétude : « C’est une élection structurelle où la taille des délégations et les sports jouent un grand rôle et dans ce cas, cela joue contre moi », a déclaré Fourcade.
Voilà comment l’olympien le plus titré de France risque de ne pas être élu dans une quinzaine de jours. Il reconnait néanmoins que sa campagne lui a permis de mieux connaître les autres sports et que c’était un vrai atout dans sa culture des sports d’hiver.
Précisons toutefois que la France pourrait prochainement récupérer un troisième membre au sein du CIO. Le très influent David Lappartient, président de la Fédération internationale de cyclisme aurait l’oreille de Thomas Bach, le président du CIO. Il serait l’un des favoris pour intégrer l’institution dans les prochains mois.
Un candidat à la commission pose la question qui fâche
Nathan Crumpton un athlète samoan est aussi l’un des 16 candidats à la commission des athlètes dont l’élection va se tenir pendant les Jeux. Le concurrent des épreuves de skeleton semble avoir trouvé le moyen de différencier sa campagne de ses concurrents.
Crupton demande en effet aux athlètes s’ils pensent, comme lui, que le CIO devrait partager les revenus générés par le Comité international olympique (CIO) avec les athlètes.
Dans sa vidéo de campagne, il rappelle que la non rémunération des athlètes est une référence à l’amateurisme supposé des participants aux Jeux. Ce qui était vrai jusqu’en 1980 n’est plus vrai aujourd’hui avec la professionnalisation du sport. Dès lors, la question posée par Crupton est légitime et pourrait lui valoir une certaine popularité auprès des sportifs.
On précise que les revenus générés par le CIO à l’occasion des Jeux olympiques dépasse le milliard de dollars. L’organisation mondiale du sport tire l’essentiel de ses revenus de fonds privés et ne dépend en aucune manière des états et d’éventuelles subventions gouvernementales.
Cet argent est presque entièrement redistribué. Ainsi la ville organisatrice des derniers Jeux olympiques en perçoit 20%, les Comités Nationaux Olympiques (CNO) en perçoivent 70 % et le Comité international Olympique (CIO) conserve en réalité moins de 10% de ces sommes.
Un spectacle d’ouverture avec de très jeunes participants
Presque tous les participants à la prochaine cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver devraient être des adolescents. Ils devraient représenter 95% des 3 000 acteurs qui se produiront lors du spectacle vendredi.
Alors que les températures devraient descendre en dessous de zéro, le directeur du spectacle considère que les conditions climatiques seront le principal défi pour les jeunes interprètes. La cérémonie est prévue pour durer 100 minutes.
Des répétitions sont actuellement en cours pour préparer l’événement qui, selon le directeur général d’Olympic Broadcasting Services (OBS), Yiannis Exarchos, sera « tout aussi impressionnant que celui de 2008 ». C’est de nouveau le réalisateur Chinois Zhang Yimou, comme en 2008 qui est en charge de la cérémonie d’ouverture.
La cérémonie d’ouverture de Beijing 2008 est considérée comme l’un des plus grands spectacles de l’histoire des Jeux Olympiques (photo).
Un petit tour et puis s’en va…
Sur les 1250 personnes arrivées ces dernières 24 heures à l’aéroport de Pékin, 37 autres cas positifs de COVID-19 ont été enregistrés dans le cadre de la boucle fermée des Jeux olympiques d’hiver. Pékin 2022 a révélé que 62.928 tests supplémentaires avaient été effectués au sein de la boucle fermée, dont 2502 ont été effectués sur des athlètes et des officiels d’équipe.
Au total, huit tests positifs concernaient des athlètes et des officiels d’équipe.
Plusieurs nations ont été contraintes de modifier leurs listes d’inscription pour les Jeux comme l’équipe Suisse de hockey sur glace. Par ailleurs, le médaillé d’argent olympique russe en skeleton Nikita Tregubov (photo) a été obligé de se retirer des Jeux, tout comme son coéquipier Vladislav Semyonov.
Les deux athlètes ont été testés positifs pour COVID-19 la semaine dernière et n’ont pas réussi à produire le nombre de tests négatifs pour les autoriser à participer aux Jeux.
Dernière minute : Taïwan fait marche arrière
Revenant sur une décision annoncée en fin de semaine dernière par l’administration taïwanaise des sports, le Comité olympique chinois de Taipei a annoncé que des représentants de l’île participeraient aux cérémonies d’ouverture et de clôture de Pékin 2022.
Il semble que l’intervention du Comité international olympique (CIO) dans cette affaire assure pour le moment une représentation taïwanaise aux deux cérémonies.
Blanchard 1 février 2022
Un enjeu de taille pour la France. il y a toujours eu un décalage entre la position officielle et les soutiens effectifs des gouvernements français. Il est intéressant, à ce titre, de comparer avec la Grande Bretagne qui a réellement une stratégie diplomatique sportive, ou même l’Allemagne… Et c est bien sûr sans commune mesure avec les USA, la République populaire de Chine ou la Russie.
Avec les Jeux de Paris 2024, c’est une occasion réelle de repenser le rôle et la place du sport dans la diplomatie française. C’est plus qu’un enjeu de prestige, c ‘est une réalité politique, économique, sociale… et maintenant de plus en plus technologique.
Je suis confiant dans l avenir et je reste persuadé que les élites politiques et intellectuelles sauront appréhender les opportunités apportées par le sport.