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Gros boulot pour le gouvernement du CIO

La commission exécutive du Comité International Olympique (CIO), son instance dirigeante, autrement dit son gouvernement entre en réunion virtuelle aujourd’hui afin de confirmer l’ensemble du programme sportif pour les Jeux de Paris 2024 mais également trancher quelques situations complexes comme le cas de la Biélorussie, celle de la Fédération Internationale d’haltérophilie (IWF) et celle de boxe (AIBA).

Elle va commencer par s’attaquer au plus simple, ce qui normalement ne doit pas faire débat, confirmer les disciplines additionnelles qui seront en compétition à Paris 2024. Elle devra également faire face à toutes les soumissions des Fédérations Internationales (FI) pour l’inclusion de nouvelles épreuves et disciplines au sein du programme olympique officiel.

20 fédérations sur les 28 fédérations olympiques proposent des aménagements à leur programme. Cette disposition est au cœur de l’Agenda olympique 2020,  la feuille de route de Thomas Bach à l’issue de son premier mandat de huit ans. Un programme qui tient en un maître mot « souplesse ». En clair, toutes les disciplines peuvent proposer de nouvelles épreuves à la condition qu’elles ne nécessitent pas un nouveau site ou une augmentation du nombre d’athlètes.

 

S’il apparait d’ores et déjà que le breakdance, le skateboard, le surf et l’escalade seront approuvés comme disciplines additionnelles, il y aura débat sur l’addition du parkour que propose la Fédération internationale de gymnastique, mais que conteste son instance représentative (IPF), le slalom extrême en canoë à la place du kayak en ligne et un relais mixte de cross-country en athlétisme.

Par ailleurs, d’autres disciplines sont également en balance comme l’aviron de mer, le beach handball et une course de triathlon avec élimination sont également proposées. A cela s’ajoute des épreuves par équipe mixte en cyclisme, en pentathlon moderne, en tir, en taekwondo et en tennis de table.

En voile, si la question d’une épreuve mixte de kitesurf est tranchée, reste la question d’une épreuve de course au large. Il est probable que cette question sera remise à plus tard.

 

La Fédération Internationale de cyclisme compte également proposer le BMX flatland qui consiste à réaliser des figures sur un vélo de BMX sans poser le pied au sol. Elle envisage pour cela réduire le nombre d’inscrit masculin pour faire plus de place aux filles. L’Union internationale de pentathlon moderne fait pression pour qu’une nouvelle discipline de 90 minutes soit acceptée. Un événement plus attrayant pour les diffuseurs que le pentathlon moderne classique disputé sur une journée.

Heureusement, certaines fédérations comme la natation restent raisonnables. Elle a abandonné son projet de soumettre des épreuves de plongeon à grande hauteur et des sprints de 50 m dans les autres nages que la nage libre.

 

Au CIO de trancher

 

Une fois cet examen terminé, la commission exécutive va devoir changer de casquette et cette fois examiner d’autres aspects plus préoccupants. Tout d’abord se pencher sur le dernier rapport concernant les Jeux de Tokyo 2020 (toute l’actu en ligne). Thomas Bach et son vice-président John Coates étant sur place le mois dernier, les autorités japonaises multipliant les avertissements et assumant le financement de tous surcoûts, on peut penser que cet examen ne sera qu’une formalité.

En revanche, il faut s’attendre à des débats animés concernant le cas de la Biélorussie, la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) et l’Association internationale de boxe (AIBA).

 

S’agissant de la Biélorussie, le CIO a lancé une procédure contre le Comité national olympique de la République de Biélorussie pour violations présumées de la Charte olympique. Cette procédure fait suite aux allégations d’athlètes selon lesquelles ils avaient été victimes de discrimination pour avoir participé à des manifestations contre le président Alexander Lukashenko, lui-même président (!) du Comité olympique Biélorusse.
Si la procédure va jusqu’à son terme, les athlètes biélorusses pourraient se présenter à Tokyo 2020 en athlètes olympiques indépendants, sans drapeau, ni hymne.

 

La place de l’haltérophilie dans le programme olympique de Paris 2024 reste menacée en raison des problèmes de gouvernance et de lutte contre le dopage au sein de l’IWF. Les derniers soubresauts au sein de cette fédération internationale ces dernières semaines avec 3 présidents en quelques jours n’est pas de nature à rassurer les patrons du CIO à Lausanne.

 

Enfin, le cas de la boxe est encore plus critique.
La Fédération Internationale, l’AIBA a été suspendue l’année dernière en tant qu’organe directeur olympique du sport et privée de toute implication dans le tournoi de boxe de Tokyo 2020. Le CIO est préoccupé par sa gouvernance, ses finances exsangues, son arbitrage. Son statut ne sera revu qu’après les Jeux de Tokyo 2020.

Pourtant malgré ce rejet, l’AIBA fait encore rêver. Elle doit élire un nouveau président lors de son congrès ce week-end et pas moins de sept candidats aux dernières nouvelles seraient en lice pour prendre la présidence du « bateau ivre ».

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