ATHLÈTES OLYMPIQUES INDÉPENDANTS, INDIVIDUELS ou NEUTRES
ATHLÈTES OLYMPIQUES INDÉPENDANTS, INDIVIDUELS ou NEUTRES C’est aux Jeux de Barcelone 1992 que la notion d’athlètes olympiques indépendants s’est manifestée pour la
ATHLÈTES OLYMPIQUES INDÉPENDANTS,
INDIVIDUELS ou NEUTRES
C’est aux Jeux de Barcelone 1992 que la notion d’athlètes olympiques indépendants s’est manifestée pour la première fois. Les athlètes olympiques indépendants sont des participants aux Jeux olympiques dont les pays n’ont pas de Comité national olympique (CNO) reconnu par le CIO. Ces sportifs défilent sous la bannière olympique. Cette catégorie est une solution transitoire à la reconnaissance postérieure des pays.
Ainsi à la suite des guerres de Yougoslavie, la Serbie-et-Monténégro est concernée à Barcelone 1992. Cette délégation rapportera trois médailles au tir sportif.
Quant aux anciens sportifs soviétiques, ils concourent dans la délégation dénommée « équipe unifiée », également aux couleurs du drapeau olympique.
D’autres athlètes issus du Timor oriental, des Antilles néerlandaises ou encore du Koweït seront également concernés lors des Jeux suivants par le statut d’athlètes olympiques indépendants.
Le cas particulier de la Russie
Quoi qu’il en soit, le statut d’athlète olympique indépendant ne doit pas être confondu avec celui d’athlète dont le Comité national est suspendu par le Comité international olympique (CIO).
C’était le cas de la Russie, dont la suspension est décidée par l’Agence nationale antidopage pour l’affaire du dopage russe entre 2011 et 2015. Elle prive le pays d’une participation olympique sous ses couleurs.
Leur comité a été suspendu lors des Jeux de Pyeongchang 2018. Ils l’étaient de nouveau aux Jeux de Tokyo 2020 et ceux de Pékin 2022.
Toutefois de nombreux sportifs russes ont pu participer malgré tout aux Jeux olympiques sous la bannière du Comité olympique russe (ROC) et sous conditions, celles d’avoir toujours satisfait aux tests antidopage.
Nouveau cas d’école
À l’occasion de l’invasion de l’Ukraine en 2022 pendant la trêve olympique, le CIO décide de mettre la Russie à l’écart du sport mondial et notamment de sa participation aux Jeux olympiques.
En 2023 après que le Comité olympique russe ait intégré quatre des provinces ukrainiennes annexées, le CIO exclu le ROC du mouvement olympique.
Les athlètes russes qui participent aux Jeux de Paris 2024 le font sous le statut de neutres. Les athlètes choisis ne doivent pas faire partie d’une équipe appartenant à l’armée ou à la police, d’une équipe collective ou avoir pris part à la guerre en Ukraine.
Depuis 2026, le CIO a assoupli sa position vis-à-vis de la Russie. Il a levé à titre provisoire la suspension prononcée à l’encontre du Comité Olympique Russe. Les recommandations adressées aux Fédérations Internationales concernant la participation des athlètes russes ne s’appliquent plus.
Elles peuvent réintégrer peu à peu les Russes dans leurs compétitions mondiales. Toutefois, plusieurs fédérations internationales ne suivent pas cette recommandation et continuent d’exclure la Russie. C’est le cas notamment de World Athletics.
C’est ainsi que la commission exécutive du CIO continue de suivre de près la situation concernant les activités du Comité olympique russe afin de prendre toute nouvelle mesure qu’elle jugera nécessaire.