ESSENTIEL JOUR 5 : L’Afrique revendique sa place aux Jeux d’hiver
On l'a vu de façon criante lors de la cérémonie d'ouverture, les nations africaines présentent aux Jeux d'hiver se comptent
On l’a vu de façon criante lors de la cérémonie d’ouverture, les nations africaines présentent aux Jeux d’hiver se comptent sur les doigts d’un main.
Lorsqu’elles sont représentées, elles ne comptent guère qu’un ou deux athlètes (photo).
Ils sont six athlètes à Pékin 2022 représentant cinq nations. Il s’agit de l’Érythréen Shannon-Ogbnai Abeda, le Ghanéen Carlos Mäder, le Malgache Mialitiana Clerc, les Marocains Abderrahim Kemmissa et Yassine Aouich. Tous sont des skieurs alpins.
Le sixième est Nigérien, Samuel Ikpefan (photo) et participe aux compétitions de ski de fond.
Déjà considéré comme le plus pauvre des continents, l’Afrique n’a pas les moyens de former des athlètes de haut niveau dans les disciplines hivernales. Jusque-là, lors des Jeux de PyeongChang 2018 par exemple, l’Afrique comme l’Amérique centrale, voire certains pays d’Amérique du sud bénéficiaient de quotas. Ces quotas permettaient à des nations à faible potentiel d’avoir malgré tout des représentants aux Jeux.
C’est ainsi que la Jamaïque a pu participer dès les Jeux de Calgary 1988 aux épreuves de bobsleigh. L’histoire a permis la réalisation d’un film parodique (Rasta Rocket).
Seulement voilà, certaines fédérations comme la Fédération internationale de bobsleigh et de skeleton (IBSF) ont abandonné les quotas. C’est le classement mondial des athlètes qui déterminent les places aux Jeux.
Une fin de non recevoir
C’est ainsi que le ghanéen Akwasi Frimpong (photo) classé 99ème n’a pas pu participer aux Jeux de Pékin 2022 où seuls les 60 meilleurs sont qualifiés.
Selon lui, les Jeux d’hiver « n’appartiennent pas » à l’Afrique et il s’inquiète d’avoir vu le nombre de participants africains divisé par deux en l’espace de quatre ans. Ainsi à PyeongChang 2018, 12 athlètes de huit nations africaines se produisaient aux Jeux.
Frimpong appele aujourd’hui le Comité international olympique (CIO) à donner aux athlètes africains une « place à la table » pour discuter d’un moyen d’augmenter le nombre de participants avant Milan Cortina 2026.
De son coté le CIO fait savoir qu’il « soutient pleinement la diversité et l’inclusion aux Jeux Olympiques, ainsi que des systèmes de qualification clairs et équitables qui s’appliquent de la même manière à tous les athlètes souhaitant se qualifier pour les Jeux Olympiques ».
En d’autres termes, le CIO soutient l’idée que si les Africains veulent participer aux Jeux, ils doivent progresser dans la hierarchie mondiale et que les quotas ne seront pas réhabilités.
Maracineanu reste à la maison
La ministre française des Sports, Roxana Maracineanu n’ira pas à Pékin soutenir les athlètes français présents aux Jeux. La ministre a été testée positive au coronavirus. Elle devait arriver dans la capitale chinoise vendredi 11 février avant de repartir mardi 15 février.
Mais son voyage de quatre jours à Pékin pour les Jeux olympiques d’hiver a été annulé. Déjà Tony Estanguet, testé positif lui aussi et contraint de regarder les Jeux depuis Paris, ce nouveau forfait est embarrassant. Cela d’autant que la ministre avait fait savoir qu’elle n’irai pas à Pékin pour la cérémonie d’ouverture, mais qu’elle se ferait un devoir d’aller soutenir les athlètes français.
« J’ai le cœur gros de ne pas pouvoir aller soutenir nos athlètes et leur dire notre considération », a t-elle dit, « Mes pensées sont avec eux ».
Il reste cependant les membres français du CIO à Pékin, Guy Drut et Jean-Christophe Rolland pour soutenir les champions français dans leur quête de médaille d’or.
Autre soutien de taille, Martin Fourcade présent à Pékin pour soutenir sa campagne pour accéder à la commission des athlètes du CIO. On le voit très présent à Zhangjiakou pour encourager les Français. Il était le premier à tomber dans les bras de Quentin Fillon-Maillet après sa médaille d’or hier.
Chute drastique des cas de Covid
Le président du groupe d’experts médicaux de Pékin 2022, le Dr Brian McCloskey affirme que la situation du COVID-19 a évolué comme prévu et que les spécialistes observent une baisse significative du nombre de cas positifs et d’athlètes isolés.
Les derniers chiffres portent le nombre de cas globalement positifs à 395 depuis le début des Jeux sur le million de tests de dépistage réalisés.
McCloskey s’attendait à ce que le taux de positivité soit plus élevé avant le départ des athlètes de leur pays, un peu plus bas à l’aéroport de Pékin et encore plus bas au sein de la boucle fermée. Selon les experts, il fallait s’attendre à ce que le taux de positivité baisse au bout de trois à cinq jours passés au sein de la bulle olympique. « C’est ce que nous constatons, le nombre de cas en boucle fermée diminue et le nombre de cas à l’aéroport est nul pour le moment. » précise McCloskey.
Des adhésifs sur le visage ?
Beaucoup se sont demandés pourquoi la vice-championne olympique de biathlon, Anaïs Chevalier-Bouchet portait de curieuses bandes adhésives noires sur le visage lors de sa compétition.
Généralement ces bandes adhésives, des straps également appelés bandes de kinésiologie, se posent sur le reste du corps pour soutenir et chauffer un muscle endolori.
La raison est simple. Il fait très froid sur Zhangjiakou où se dispute le biathlon ou le ski de fond et c’est un moyen de combattre les températures glaciales. Il y fait parfois moins 20 degrés. Ceux qui utilisent ces bandelettes affirment qu’elles sont très efficaces pour se protéger du froid.
Ajoutons que dans le cas des biathlètes, lors du tir au fusil, les parties métalliques du fusil, glacées, ne sont pas non plus en contact direct avec la joue du tireur. Tous les détails sont importants pour se rapprocher de l’or olympique !
Les Médailles du jour – Mercredi 9 février
Combiné nordique : Saut à ski + 10 km ski de fond
Luge – Double
Patinage de vitesse – 1500 m hommes
Ski acrobatique – Big Air hommes
Ski alpin – Slalom femmes
Snowboard – Snowboard cross femmes