La fédération internationale de boxe (IBA) mise K.O

Les membres de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) sont réunis depuis hier pour discuter des préparatifs des Jeux de Paris 2024 et des autres défis auxquels le Mouvement olympique est actuellement confronté, notamment la préparation du sommet olympique de jeudi.

 

Les discussions de la Commission exécutive (photo ci-dessus d’une précédente réunion) qui a débuté mardi a lieu juste avant la session extraordinaire du CIO qui se tient jeudi, date à laquelle l’Association internationale de boxe (IBA) devrait être exclue du Mouvement olympique.

 

Le CIO a recommandé de retirer la reconnaissance de l’instance dirigeante de la boxe mondiale et ainsi écarter la discipline du mouvement olympique.

Une décision qui fait suite à la guerre larvée que se livre l’IBA et le CIO depuis la réélection du russe Umar Kremlev (au centre de la photo).

L’escalade et la violence des attaques n’en finissent plus depuis de nombreux mois.

 

L’instance de la boxe mondiale ne partage pas cette décision d’exclusion. Elle la considère comme « vraiment odieuse et purement politique » et a déjà fait appel devant le Tribunal arbitral du sport de ce projet.

 

L’ennui, c’est que la requête auprès de l’instance lausannoise n’a pas produit son effet. La juridiction qui s’est réunie mardi a donné raison au CIO. « Le président de la Chambre arbitrale d’appel du Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté (aujourd’hui) la demande urgente de l’IBA de surseoir à l’exécution de la décision contestée, explique le TAS dans un communiqué. En conséquence, la décision contestée reste en vigueur et la session extraordinaire du CIO reste inchangée. »

 

En clair, plus rien ne s’oppose à ce que les membres de la session réunis en mode virtuel retire à l’IBA sa reconnaissance.

 

Pour autant, la boxe sera toutefois présente à Paris 2024 « dans l’intérêt des boxeurs et du sport » dans le cadre d’une compétition organisée par le CIO lui-même comme lors des Jeux de Tokyo 2020. Néanmoins la présence de la discipline à Los Angeles 2028 semble semée d’embuches et bien loin d’être acquise.

Paris au cœur de la réunion et à la loupe

En attendant, ce sont les Jeux de Paris 2024 qui seront au cœur des discussions de la commission exécutive. Il ne reste que 402 jours avant l’ouverture des Jeux olympiques dans la capitale française. Tony Estanguet, invité de la réunion, doit faire le point sur les préparatifs des Jeux.
Il aura le soutien du président de la commission de coordination du CIO, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant qui estime qu’il reste « beaucoup à faire » avant les Jeux olympiques de Paris 2024 après sa dernière visite dans la capitale française, mais qui fait confiance aux français pour relever le défi.

 

Les préoccupations en matière de sécurité et de transport persistent dans la préparation des Jeux de l’année prochaine et en particulier pour de la Cérémonie d’ouverture sur la Seine qui pourrait rassembler jusqu’à 500.000 spectateurs… devant 3 milliards de téléspectateurs. La pression est énorme.

 

L’autre grand sujet de discussion à l’approche des Jeux de Paris 2024 est la participation potentielle des sportifs russes et biélorusses en tant que neutres.

La commission exécutive du CIO a ouvert la porte à la Russie et à la Biélorussie pour revenir au sport international après avoir décidé en mars qu’elles devraient être autorisées à participer sous une bannière neutre, à condition qu’elles ne soutiennent pas la guerre en Ukraine et ne soient pas affiliées à l’armée.

 

Depuis cette décision, des sportifs russes et biélorusses ont recommencé à concourir sur la scène internationale dans les sports où les Fédérations internationales les autorisent. Mais ces fédérations internationales sont divisées dans leur réponse aux recommandations du CIO, plusieurs ayant choisi de maintenir leurs interdictions en place, comme l’athlétisme par exemple, la plus grande fédération olympique.

 

Quoiqu’il en soit, la décision sur la présence de sportifs russes et biélorusses à Paris 2024 n’a pas encore été prise par le CIO. Les russes s’en inquiètent et font savoir par ailleurs qu’ils refuseront d’emblée l’idée que leurs sportifs concourent au sein de l’équipe des Réfugiés.

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