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Les TRICHEURS – Maux du sport

Contrôlé positif après avoir gagné et pulvérisé le record du monde du 100 m des Jeux de Séoul 1988, le Canadien Ben Johnson (photo ci-dessus) reste aux yeux du monde le plus grand tricheur de l’histoire des Jeux. Mais nombreux sont ceux qui, contrôlés positifs ou non, enfreignent chaque jour l’éthique du sport qui veut que chaque athlète ou champion soit à égalité de chance avec son adversaire.

 

Avant Johnson, citons l’exemple de tricheurs qui ont été dénoncés pendant les Jeux eux-mêmes. Ainsi Fred Lorz (photo) vainqueur du marathon des Jeux de Saint-Louis 1904 a fait la moitié du parcours en voiture. Il est dénoncé et éliminé… En revanche, un autre Américain, Thomas Hicks vainqueur de ce même marathon et qui s’est dopé pour y parvenir est malgré tout déclaré champion olympique !

 

 

Le cas de Dora Ratjen, une athlète allemande est plus ambiguë et ne peut pas être considéré comme une tricherie. Née et élevée comme une fille, elle pense être un homme. Pourtant, elle dispute le saut en hauteur des Jeux de Berlin 1936 et sera même recordwoman du monde en 1939. Elle finit quatrième aux Jeux et ne remporte pas de médaille. Elle sera toutefois obligé de changer d’identité les années suivantes et prendre le prénom d’Heinrich.

L’époque moderne accentue le phénomène

Citons encore l’exemple de ce pentathlonien soviétique Boris Onischenko qui a modifié son arme dans l’épreuve d’escrime des Jeux de Montréal 1976, afin que sa lampe témoin s’allume, même s’il ne parvient pas à toucher précisément son adversaire. Il est immédiatement disqualifié.

 

Lors des Jeux de Los Angeles 1984, la portoricaine Madeline de Jesus (photo) se blesse lors du concours du saut en longueur. Afin de ne pas priver le relais 4×400 m portoricain de sa présence, elle demande à sa sœur jumelle Margaret, présente aux Jeux, mais non qualifiée, de courir à sa place et le relais passe en finale.

Seulement l’entraîneur qui a découvert la supercherie, furieux, retire son équipe.

 

A Atlanta 1996, c’est l’irlandaise Michelle Smith remporte trois médailles d’or en natation alors que de très forts soupçons de dopage pèsent sur ses épaules. Ils ne seront jamais prouvés mais quelques années plus tard, elle sera suspendue par le tribunal arbitral du Sport (TAS) pour une infraction au code antidopage. Il faut dire que son mari et entraineur Erik de Bruin a été suspendu quatre ans pour prise illégale de produits interdits.

Après les années 2000

Il y a cet épisode irresponsable du Hongrois Robert Fazekas (photo) aux Jeux d’Athènes 2004. Vainqueur du lancer du disque, il fournit un faux échantillon d’urine lors du contrôle antidopage en utilisant un réservoir muni d’une pipette. Un système d’un autre âge et qu’on croyait pourtant disparu. Il devra rendre sa médaille et sera exclu des Jeux.

 

Citons le cas du nageur Sud-Africain Cameron Van der Burgh longtemps aux places d’honneur sur 100 m brasse et qui parvient enfin à s’imposer lors des Jeux de Londres 2012 tout en battant le record du monde.

Après son titre, celui-ci admet avoir réalisé dans l’eau un mouvement qui n’est pas permis par le règlement. En effet, il aurait fait des battements de jambes vers le bas comme on le pratique au papillon. Il conservera son titre se défendant d’une pratique communément admise par la plupart des autres brasseurs.

 

Londres encore où le champion du 1500 m, l’Algérien Taoufik Makhloufi est exclu des Jeux pour avoir seulement couru quelques mètres dans sa série du 800 m pour protester contre la décision de sa fédération de lui faire doubler les deux courses de demi-fond. Finalement réintégré, il deviendra champion olympique.

 

Autre petit scandale aux Jeux de Londres 2012, l’équipe Espagnole de basketball qui perd son dernier match de poule face au Brésil qu’elle a copieusement dominée pendant trois quart temps pour ne pas avoir à affronter les Américains avant une potentielle finale. Les Espagnols parviendront à leurs fins et ne seront battus par la Dream Team Américaine que par 7 petits points.

A Olympie, les tricheurs étaient maltraités

Précisons enfin qu’aux Jeux d’Olympie, les tricheurs existaient déjà. Les athlètes qui étaient pris en flagrant délit ou qui avaient tenté de corrompre les juges étaient fouettés en place publique !

Quant au test de féminité, il existait déjà puisque les concurrents devaient se présenter nus sur le stade.

 

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