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Un ascenseur pour « l’échafaud »

Fred Lorz (1884 – 1914) était un jeune maçon qui avait des prédispositions pour la course à pied. Hélas pour lui son métier lui prenait trop de temps et il manquait d’entrainement. C’est ainsi qu’il s’est trouvé totalement épuisé après seulement 15 km de course alors qu’il participait au marathon des Jeux de Saint-Louis 1904.

 

Son manager lui offre alors la possibilité de faire les 17 km suivant sur le marchepied de sa voiture. Lorz qui avait pris le temps de bien  récupérer, a fini la course à pied.Il a ainsi terminé le marathon avec une très confortable avance sur ses adversaires.

 

Il a été accueilli comme le vainqueur de la course et a accepté la récompense du Président Théodore Roosevelt. Toutefois, dans un élan d’honnêteté, il a admis que c’était une blague. Il faut dire que des spectateurs s’étaient émus de la tricherie.

 

C’est ainsi que Thomas Hicks, le second, qui s’était aidé chimiquement à la strychnine a été désigné comme vainqueur de la course. Consommé à faible dose avec du brandy, la mort-aux-rats peut-être considéré comme un stimulant. A petites doses, elle accroît le goût, l’odorat et la vue, à dose moyenne, elle augmente l’amplitude respiratoire, à haute dose, elle est mortelle.

 

Lorz a été banni à vie de toute compétition, mais réintégré peu de temps après avoir présenté ses excuses. Un an plus tard, bien entrainé cette fois, il remportait le célèbre marathon de Boston. Par la suite, il a disputé plusieurs autres marathons américains, mais n’a plus jamais gagné.

Il est mort d’une pneumonie à 28 ans, six ans après la fin de sa carrière sportive.

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