L’esprit, le corps et l’âme paralympique

Les Jeux olympiques ont leur devise : « Plus vite, plus haut, plus fort » auquel désormais s’ajoute le mot « ensemble » à l’initiative de Thomas Bach, le président en exercice du CIO. Les Jeux paralympiques ont également leur propre devise bien moins connue : « L’esprit, le corps, l’âme ». Car si chez les sportifs paralympiques, le corps est parfois cabossé, l’esprit et l’âme d’aller toujours plus vite, plus haut et plus fort, est intact.

 

Aujourd’hui, la présidente du Comité national paralympique français, Marie-Amélie Le Fur en témoigne « il faut être un sportif de haut niveau pour participer aux Jeux paralympiques ».

Sur le plan sportif, la préparation doit être la même que celle des athlètes valides. Il n’y a que sur le plan matériel que les choses sont souvent plus difficiles.

Le sport paralympique n’est pas encore reconnu à sa juste valeur.

 

Une histoire de 70 ans

Pourtant, il a beaucoup évolué depuis les premiers Jeux organisés par le médecin britannique (d’origine allemande) Ludwig Guttmann en 1948. Ces Jeux organisés sur le terrain de l’hôpital Stoke Mandeville en Angleterre étaient destinés aux personnes amputées ou en chaises roulantes. Guttmann n’avait pas d’autre but que redonner de la dignité à des personnes traumatisées par la Seconde Guerre mondiale.

 

Il faut attendre 40 ans et les Jeux de Séoul 1988 (photo) pour voir les Jeux paralympiques se confronter médiatiquement aux Jeux olympiques. Pour la première fois, ils se déroulent sur les mêmes sites des Jeux olympiques.

 

Une nouvelle étape, la plus décisive est franchie en 2000, lorsque le président du Comité International Olympique (CIO) de l’époque, Juan-Antonio Samaranch signe avec son homologue du Comité International Paralympique (IPC) Robert Steadward un accord afin que les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques se déroulent dans la même ville, sur les mêmes stades, à quelques semaines d’écart.

 

Si les deux organisations conservent leur autonomie, elles sont de plus en plus interdépendantes l’une de l’autre. Les paralympiques ont besoin des Jeux olympiques pour gagner en visibilité. Les Jeux olympiques ont besoin des Jeux paralympiques pour montrer que le sport concerne l’ensemble de ceux qui le pratiquent.

Pourquoi ne pas organiser les Jeux Olympiques et paralympiques ensemble ?

Si la question mérite d’être posée, elle se confronte immédiatement à de nombreux problèmes de taille. Tout d’abord organiser les Jeux olympiques et paralympiques dans une même ville et en même temps, nécessiterait le double des installations. Or, une candidature à l’organisation des Jeux coûte cher aux villes organisatrices, elles ne pourraient pas assumer le budget nécessaire. Même chose s’agissant du Village olympique qui ne pourrait pas accueillir 11.000 olympiques d’un côté et 4400 paralympiques de l’autre, sans parler des entraineurs et du staff propre à chaque athlète et chaque discipline.

 

Pourquoi alors ne pas enchaîner Jeux olympiques et Jeux paralympiques ? Là encore, c’est impossible. 15 jours d’écart entre les deux événements sont nécessaires pour adapter les installations. Ce travail peut demander 3 ou 4 jours. Mais il y a également des raisons physiologiques à cela. Gérard Masson, l’ancien président de la FFHandisport (photo) jusqu’en 2017 en témoignait dans les colonnes du journal Le Point : « pour un sportif, il faut compter une journée de rattrapage pour une heure de décalage horaire. Dans le cas des Jeux de Londres 2012, les athlètes handis australiens avaient donc 12 jours de remise à niveau ».

 

Pour l’heure, les responsables du sport paralympique ont un autre objectif, celui de faire naître une véritable identité paralympique, celle où les sports sont en partie les mêmes que les valides, mais où seules les règles changent !

Les efforts de France Télévisions

Depuis, cet engagement a toujours été tenu et les Jeux paralympiques n’ont cessé de gagner en notoriété et plus encore en visibilité. A ce titre les efforts du groupe France Télévisions qui entend leur consacrer 100 heures de diffusion télévisuelle est significatif. Cela représente près de 8 heures par jour contre seulement 40 minutes quotidienne lors des Jeux de Londres 2012.

 

Pendant les Jeux paralympiques, un direct sera assuré à partir de 7h.00 chaque matin et 13h.00 l’après-midi sur France 3 Les autres épreuves seront à voir sur France 4 et les 9 canaux numériques du groupe. 8 journalistes couvriront l’événement assistés de 6 consultants.

Vidéo promotionnelle France Télévisions

 

 

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