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RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE (CHN) : (237 – 195 – 176)

Avant la guerre civile chinoise, les athlètes chinois participaient aux Jeux olympiques sous le nom de République de Chine (ROC), mais il ne représentait que des athlètes de l’île de Taiwan. Le différend sur l’utilisation du nom de la Chine a eu pour résultat que la République populaire de Chine a complètement boycotté les Jeux pendant des années.

 

C’est toutefois en 1952 que la République populaire de Chine entre dans le concert des nations olympiques lors des Jeux d’Helsinki en n’envoyant qu’un seul athlète. Cette année-là, le CIO a autorisé la République populaire de Chine et la République de Chine, installée à Taïwan à participer. Cette fois, ce sont les Taïwanais qui se sont retirés en signe de protestation.

 

Finalement, c’est seulement en 1979 que le CIO reconnaît le Comité olympique de la République populaire de Chine et qu’elle envoie sa toute première délégation lors des Jeux d’hiver de Lake Placid 1980. Quatre ans plus tard, les chinois sont à Los Angeles pour leurs tous premiers véritables Jeux d’été. Les chinois de Taiwan reviennent à leur tour dans le concert des nations mais disputeront désormais les Jeux sous le nom de Taipei chinois (TPE). Leurs performances seront rapidement éclipsées par celles des athlètes de la République populaire de Chine qui vont Jeux après Jeux se hisser parmi les plus importantes délégations mondiales. C’est ainsi que depuis 1984, la Chine a remporté plus de 600 médailles aux Jeux d’été et d’hiver dont déjà près de 250 en or.

 

Au début, c’est en gymnastique et en natation que les chinois s’affirment rapidement parmi les meilleurs mondiaux. Les nageuses chinoises, qui sont préparées par d’anciens entraîneurs Est-allemands, en font la démonstration lors des Jeux de Barcelone 1992. Tout naturellement, un parfum de dopage flotte sur leurs performances.

 

La Chine a choisi le sport pour sortir de son isolement diplomatique. Candidate à l’organisation des Jeux d’été 2000, Pékin est de nouveau ville candidate pour 2008 et fini par les obtenir. C’est dans ce sens que le pays s’est engagé dans un vaste plan de lutte contre le dopage et d’une quête de l’excellence pour ses champions. Avant les Jeux de Sydney, 37 athlètes sont d’ailleurs exclus de l’équipe nationale pour des contrôles positifs. Cela n’empêchera pas les chinois de terminer au troisième rang officieux des nations avec 28 médailles d’or remportées dans des disciplines comme le badminton, le plongeon, la gymnastique, le judo, le tir sportif, le tennis de table ou l’haltérophilie. Dans chacune d’elle, la Chine approche l’excellence.

 

Un score que les chinois vont légèrement améliorer à Athènes 2004 avec près de soixante médailles dont plus de la moitié en or. Ils brillent désormais dans toutes les disciplines. On les retrouve sur la plus haute marche de podiums en athlétisme, en tennis ou en volley-ball. À la faveur de stages à l’étranger et de nombreuses confrontations mondiales, les athlètes chinois progressent de manière phénoménale tout en continuant à traquer le dopage.

 

Lors des Jeux de Pékin 2008, la Chine va même se hisser au premier rang mondial des nations avec plus de cent médailles dont 51 en or. Ces Jeux de Pékin feront complètement oublier la question des droits de l’homme qui se posaient avec acuité avant le début des réjouissances. Les téléspectateurs du monde entier ne verront qu’une cérémonie d’ouverture sublime, des Jeux très bien organisés où l’Américain Michael Phelps remportera huit médailles d’or et où le sprinter Jamaïcain Usain Bolt battra trois records du monde sur sprint court.

 

Sur le plan économique, ces Jeux seront largement bénéficiaires. Aux douze points de croissance annuelle à cette époque, les Jeux rapporteront un point supplémentaire.

 

Mais c’est désormais aux Jeux d’hiver que les Chinois se sont attaqués avec les moyens de faire là encore, vaciller le monde. Depuis les Jeux de Salt Lake City 2002, les Chinois y gagnent des médailles d’or. Même s’ils ne dépassent guère la dizaine de trophées, on peut penser qu’un travail de fond est effectué dans la perspective des Jeux d’hiver de Pékin 2022.

 

Ainsi la ville qui a accueilli les Jeux d’été de 2008 sera la première à recevoir des Jeux d’hiver. Si le patinage artistique, le patinage de vitesse, le hockey sur glace, le curling et les cérémonies utiliseront d’anciennes installations olympiques réaménagées, les compétitions de luge, bobsleigh et ski alpin se tiendront à Yanqing sur la montagne Xiaohaituo à 90 km de la ville. Tous les autres sports de neige se tiendront dans la région de Taizicheng, sur le site de Zangjiakou à 220 km de Pékin.

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